Paiement au trentième: «une réforme qui aura plusieurs avantages», selon Issoze Ngondet

Emmanuel Issoze Ngondet, Premier ministre © Primature

Ce jeudi 26 avril 2018, le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet a convié la presse nationale et internationale à un déjeuner de presse au cours duquel, il a abordé le Rapport de mise en œuvre du Plan de relance économique (PRE). Au cours de son intervention, il s’est entre autre exprimé sur la réforme du Statut général de la Fonction publique, actuellement en examen devant l’Assemblée nationale et plus particulièrement, sur le paiement au trentième qu’il a jugé avantageux.

Portée par le ministre de la Fonction publique, Jean-Marie Ogandaga, ministre de la Fonction publique, de la modernisation du service public, chargé de la Réforme de l’Etat, cette mesure a pour objectif d’optimiser la gestion des ressources humaines de l’Etat mais aussi, d’assainir les dépenses liées à la rémunération de ses agents. À cet effet, le versement de la rémunération se fera désormais au prorata du nombre de jours travaillés.

Une mesure défendue par le Premier ministre, qui, lors de cette rencontre avec la presse, a estimé que celle-ci aura plusieurs avantages. «Premièrement la dépense y relative sera efficace, parce qu’on paiera exactement le service fait par l’agent de l’Etat, et deuxièmement cela va renforcer son implication à l’activité de son service», a-t-il relevé.

Le Chef du gouvernement a également souligné qu’avec la mise en application du paiemet au trentième qui existe déjà dans plusieurs pays, l’agent public sera payé exactement pour le service qu’il aura effectué. «Si vous arrivez au bout de 30 jours avec 15 jours de service fait, vous serez payé que pour ce nombre de jour», de même, «si vous bouclez les 30 jours de service fait, vous êtes payé 30 jours. Cette réforme va pousser l’agent de l’Etat à être présent au poste, deuxièmement à s’investir dans son activité et cela permettra à l’Etat d’avoir une meilleure lisibilité dans ses dépenses de fonctionnement et plus spécifiquement, dans ses dépenses liées à la masse salariale», a-t-il martelé.