Pacôme Moubelet : «c’est quand même extraordinaire qu’il y ait eu 250 gabonais qui sont morts, mais où sont-ils?»

Réuni le vendredi 28 juillet face à la presse nationale et internationale au Radisson Blue de Libreville, des proches soutiens d’Ali Bongo, ont au cours d’une conférence de presse, évoqué le climat sociopolitique qui prévaut depuis la dernière élection présidentielle.

Menée par Pacôme Moubelet Boubeya, ministre des Affaires étrangères, cette rencontre avec la presse a connu la présence d’importantes personnalités du pouvoir, à l’instar d’Alain-Claude Bilie By Nze, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ali Akbar Onanga, secrétaire général du gouvernement, Blaise Louembe, ministre de l’égalité des chances, et l’ancien ministre Simon Ntoutoume Emane. Ceux-ci sont notamment revenus sur la mission d’enquête de la CPI qui a séjourné il y a quelques semaines au Gabon, et sur les «allégations» de massacre décriées par l’opposition.

Ainsi, lors de son intervention, Pacôme Moubelet Boubeya a une nouvelle fois nié les accusations portées à l’égard du pouvoir, les jugeant de mensongères et qu’il n’y avait eu aucun mort lors de la crise post-électorale. «Monsieur Ping nous dit qu’il y en a plus de 250, plus de 300, nous sommes également préoccupés, mais qu’on nous donne la liste de ces 250 gabonais, de ces 300 gabonais qui sont morts, qu’on nous donne les noms»; a t-il relevé.

«C’est quand même extraordinaire qu’on continu à dire qu’il y ait eu 250 gabonais qui sont morts, mais où sont-ils?»; s’est-il interrogé avant de poursuivre : «Il paraît qu’ils auraient été tués au QG de Monsieur Ping, c’est la première fois que je vois un hélicoptère apparemment à l’intérieur duquel il y aurait des gens avec des armes lourdes qui auraient tiré en pleine nuit avec des balles sélectives qui ont seulement touché des personnes affiliées à Monsieur Ping et n’ont même pas laissé des impactes de balles sur le bâtiment, c’est quand même extraordinaire».

L’ancien ministre de l’Intérieur par ces propos bat en brèche les enquêtes menées par des membres de la société civile, à l’instar de Sylvie Nkoghe Mbot et d’Annie Léa Meye qui font état de plus d’une vingtaine de corps retrouvés criblés de balles mais aussi de plusieurs portés disparus. Avec de telles postures, la crise post-électorale est loin de trouver son épilogue.

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire