Oyem: un sujet Camerounais interpellé avec des papiers d’un gabonais décédé

Tribunal d'Oyem © D.R

Pour tromper la vigilance des autorités et bénéficier des faveurs qui ne leur sont pas dues, beaucoup de personnes mal intentionnées rivalisent d’ingéniosité. Le cas d’Edgard Edjo-Bidia, est une illustration parfaite. Ce ressortissant camerounais de 25 ans, a été placé en détention, le jeudi 3 mai 2018, à la maison d’arrêt d’Oyem, dans la province du Woleu-ntem, pour faux et usage de faux et défaut de carte de séjour.

Le 3 mai dernier, dans le chef-lieu de la province du Woleu-Ntem, un ressortissant d’origine camerounais a été placé en détention. Il est soupçonné, de s’être fait établir des documents d’état-civil en usurpant l’identité d’un gabonais décédé. Il devra donc répondre très prochainement de ses actes devant le tribunal de première instance de la province.

Il s’agit d’un ressortissant camerounais, qui aurait épousé une bitamoise. Le dénommé Edgard Edjo-Bidia aurait usé de ce lien de matrimoniale pour s’établir des faux documents à l’aide de l’acte de naissance du neveu de sa belle-mère décédé. Le mis en cause se serait fait établir grâce à l’acte de naissance du défunt, Dimitri Ebang Zue, une carte nationale d’identité (CNI), une carte de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs), une carte de membre de la Confédération gabonaise des syndicats libres (CGSL) et un certificat de travail. Insatiable, Edgard Edjo-Bidia, a réussi à intégrer les effectifs d’Olam où il exerce comme agent recruteur.

Le 28 avril dernier, comme l’indique le quotidien L’Union, les agents de police recevront un mystérieux coup de fil qui leur informera de la présence dans la ville d’un sujet camerounais qui se fait passer pour un gabonais qui n’est plus de ce monde. Edgard Edjo-Bidia, pris en flagrant délit, puis conduit sous bonne escorte par les forces de l’ordre, a reconnu qu’il était plutôt de nationalité camerounaise.  

Au cours de son interrogatoire, le jeune, n’aura d’autres choix que de révéler le pot aux roses. «Toutes ces pièces d’état-civil m’appartiennent. Sauf que je les ai obtenues grâce à l’acte de naissance d’une personne qui n’est plus de ce monde», a indiqué Edgard Edjo-Bidia.

Incarcéré à la maison d’arrêt d’Oyem, le présumé fraudeur devra répondre de ses actes devant la loi. Des actes que condamnent strictement les articles 17 à 22 et 45 à 56 du Code de procédure pénale.

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