lundi,20 septembre 2021
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Oyem: tenir une deuxième session criminelle pour désengorger les cabinets d’instruction

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C’est l’une des propositions phares faites le lundi 17 mai dernier par le procureur général près la Cour d’appel d’Oyem Rufin Dikoumba, à l’issue de la Session criminelle. En effet, le magistrat a sollicité des autorités locales une deuxième session criminelle afin de désengorger les cabinets d’instruction « bondés de dossiers criminels ».

À l’heure où les organismes de défense de droits des détenus montent au créneau pour dénoncer les détentions préventives arbitraires, la solution résiderait peut-être bien dans la multiplication de sessions foraines. C’est en tout cas ce qu’a récemment défendu le procureur général près la Cour d’appel d’Oyem. « Nous souhaitons que les plus hautes autorités du pays, si possible, nous permettent de tenir une deuxième session », a déclaré Rufin Dikoumba.

Pour le magistrat, cette requête repose sur la volonté de décongestionner l’univers carcéral et réduire la tâche des juges commis à l’étude de ces dossiers. « Les cabinets d’instruction sont bondés de dossiers criminels. Ce serait une bonne possibilité pour les en dégorger et désengorger aussi la prison d’Oyem », s’est expliqué. 


Une proposition soutenue par Ponce-Hughes Ndzanga, premier président de la Cour d’appel d’Oyem. Pour lui, l’ampleur de la criminalité dans le septentrion nécessite une réponse judiciaire prompte et réactive. « Les criminels qui sont de plus en plus jeunes posent des actes quasi gratuits. Les crimes sont de plus en plus graves et commis sans motif apparent », a-t-il conclu. Gageons que les hautes autorités sauront cerner cet appel du pied de la part des acteurs de la justice. Et ce, dans l’intérêt général.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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