Opération scorpion : Nicolas Nguema exige la démission de Julien Nkoghe Bekale

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Nicolas Nguema président du PLC © D.R.

La vague d’arrestations puis le déferrement de plusieurs hauts cadres des administrations publiques et parapubliques n’a pas laissé insensibles de nombreuses personnalités politiques gabonaises. C’est le cas du président du parti Pour le changement (PLC) et membre du collectif Appel à agir Nicolas Nguema qui a exprimé une nouvelle fois son doute sur la capacité du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba à assumer sa charge au sommet de l’Etat laissant libre accès à la boulimie financière révélée  ces derniers jours mais surtout la responsabilité du chef du gouvernement Julien Nkoghe Bekale qui selon lui devrait rendre son tablier. 


Dans un entretien accordé à Gabon Media Time, le leader politique du PLC est longuement revenu sur l’enquête diligentée par la Direction générale des recherches (DGR) et les Directions générale des contres ingérences et des services spéciaux qui ont conduit à l’interpellation d’une vingtaine de responsables d’entreprise et établissement publics du pays. A cet effet, il a relevé que ces arrestations qui touchent des proches de l’ancien directeur de cabinet du président de la République Brice Laccruche Alihanga laisse entrevoir deux évidences sur la gestion au sommet de l’Etat. 

Il s’agit entre autres de « la perpétuelle gestion du pays par procuration de monsieur Ali Bongo et la responsabilité du gouvernement en général et du premier ministre en particulier qui devrait démissionner et se mettre à la disposition de la justice », a martelé Nicolas Nguema. Dans la même lancée, le président du PLC a estimé qu’en l’absence d’Ali Bongo Ondimba,  la responsabilité de la gestion de la chose publique  incombait à Julien Nkoghe Bekale qui a laissé faire « voire être complice des agissements de Brice Laccruche »

Par ailleurs, revenant sur le cas particulier de l’actuel ministre du Suivi de la stratégie des investissements humains, le membre du collectif Appel à agir s’est interrogé sur le fait que ce dernier soit encore en liberté alors que les faits démontre qu’il est « le dénominateur commun de toutes ces arrestations » et « le chef d’orchestre de tous ces détournements et association de malfaiteurs ». « Il est inadmissible qu’il soit encore en liberté. Cela montre à suffisance que comme toujours l’enfer carcéral est réservé aux Gabonais de sang », a indiqué Nicolas Nguema.

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