dimanche,20 septembre 2020
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Opération scorpion : les Français incarcérés font tout pour impliquer l’Elysée

C’est l’une des informations distillées par le biais du média panafricain La Lettre du Continent dans sa parution de ce mercredi 19 février 2020, au sein de laquelle, il est révélé que les avocats français et les prisonniers de nationali française interpellés dans le cadre de l’opération anti-scorpion, se sont lancés dans une démarche visant à impliquer l’administration Macron et plusieurs conseillers de l’Elysée.

Centrée depuis son déclenchement le 12 novembre 2019 sur des faits de détournement de fonds et de blanchiment des capitaux, l’opération anti-corruption dite Scorpion aurait décidé d’engager un autre combat en sus de celui entamé sur le plan judiciaire. En effet, les avocats et personnalités publiques et politiques concernées dans cette affaire de détournement impliquant l’ancien tout puissant Directeur de cabinet Brice Laccruche Alihanga, auraient décidé d’impliquer la France au plus haut point, c’est à dire l’intermédiation de l’Elysée, l’équivalent de la présidence de la République Française. 

La très informée Lettre du Continent dans son n°818 du 19 février 2020 étale ses convictions sur la question. D’autant plus que le 7 décembre 2019, le chef de l’État, Ali Bongo Ondimba a reçu en audience au palais du bord de mer de Libreville, l’ambassadeur Haut Représentant de la France au Gabon, Philippe Autié. Si les questions bilatérales avaient été abordées au cours de cette rencontre au sommet, la question relative à « scorpion » ayant conduit à l’interpellation des hauts cadres politiques et dirigeants d’entreprises publiques et parapubliques avait été au coeur des échanges. 

Si dès le déclenchement de ce scandal politico-juridique l’ambassadeur de France Philippe Autié avait déclaré à l’issue d’un tête à tête avec Ali Bongo Ondimba que « Paris n’avait nullement l’intention de s’impliquer sur le fond du dossier » , la Lettre du Continent révèle que « ses collègues du consulat multipliaient les visites consulaires aux six incarcérés de nationalité française » aux fins d’obtenir des autorités pénitentiaires gabonaises, des faveurs pour ces citoyens français. Faveurs du reste que la France a obtenues en faisant sortir les détenus concernés des cellules étroites contenant ordinairement 3 détenus. 

En somme, six des fonctionnaires incarcérés Brice Laccruche Alihanga ex DCPR, son frère Gregory Laccruche Alihanga et l’ancien porte parole de la présidence Ike Ngouonie Aila Oyouomi  sont de nationalité française. Ces anciens hauts commis de l’Etat ont tous pour conseils des Français. De Dominique Inchauspé pour les frères Alihanga au célèbre Eric Dupond Moretti pour Ike Ngouoni dont les premiers ont d’ailleurs déposé plainte pour « détention arbitraire », une plainte dans laquelle, ils citent nommément Nourredin Bongo Valentin.

Le coordinateur des affaires présidentielles, étant lui aussi défendu par Claude Dumont-Beghi. La lettre du Continent révèle d’ailleurs en outre que le fils d’Ali Bongo Ondimba a « rencontré un conseiller Afrique de l’Elysée, Franck Paris ». Un combat diplomatique aux allures de couteau à double tranchant.

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Pharel Boukikahttp://gabonmediatime.com/
Titulaire d'une Licence en Communication, d'une Licence en Economie et Gestion et d'un Master en droit Privé, mon appétence pour le journalisme est mise en exergue au quotidien à travers mes analyses sur Gabon Media Time dont je suis le Rédacteur en Chef.
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