Opération scorpion : Alexis Ndouna soupçonné également de détournement de deniers publics

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Le présumé délinquant sexuel et cadre du Parti démocratique gabonais Alexis Ndouna © D.R.

C’est une information exclusive du parquet de la République, il pèserait sur Alexis Ndouna de solides soupçons de malversations financières qui le rattacheraient inéluctablement à l’opération Scorpion. Un chef d’accusation qui vient de greffer à ceux sur la base duquel  il a été révélé à l’opinion, à savoir abus sexuels sur mineur. 


Résolument le présumé criminel sexuel Alexis Ndouna a plus d’une corde à son arc. On savait de l’homme d’affaires qu’il a une appétence certaine pour les mineurs dont il abuserait sans vergogne moyennant quelques espèces sonnantes et trébuchantes, mais on découvre selon le parquet qu’il n’est pas moins efficace dans la distraction et le détournement de deniers publics. 

Outre le Chef d’accusation pour lequel un mandat d’arrêt international avait été émis par le procureur de la République de l’époque Olivier N’zaou, le 23 octobre 2019, nous apprenons que l’extradition d’Alexis Ndouna du Congo où il avait été interpellé suivie de son défèrement au parquet était aussi bien liée aux accusations portées sur lui pour abus sexuels sur mineur mais également sur des liens supposés avec l’opération anti corruption Scorpion. Une information confirmée du reste par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville Patrick Roponat. « Cette question relève du juge d’instruction qui a émis ce mandat d’arrêt », a t- il précisé.  

Dans les faits, excepté le proxénétisme et les crimes sexuels, Alexis Ndouna est poursuivi pour concussion, incitation et détournement des deniers publics. Selon le parquet, il aurait indûment et illégalement bénéficié des marchés publics dans le cadre de ses activités d’homme d’affaires en participant activement, eu égard à ses liens étroits avec les auteurs présumés de scandal politico-financier, aux faits de détournements, de blanchiment et autres par le truchement de ses entreprises.

L’opinion à tort ou à raison, au plus fort de la polémique sur l’affaire Wally, évoquait la proximité entre Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet, cerveau supposé des détournements et le mis en cause, Alexis Ndouna. La clameur populaire avant son interpellation, évoquait même la protection d’Alexis Ndouna du fait son appartenance au Parti démocratique gabonais (PDG) dont il était visiblement membre. Au regard des faits, on ne peut désormais douter de ces présomptions, car ne nul ne saurait bénéficier de pareils avantages sans faire partie du cercle de BLA, qui est excepté son incarcération à la prison centrale, toujours le directeur de cabinet politique du président de la République, Ali Bongo Ondimba. 

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