One Planet Summit : des gabonais de France bloquent les Champs Elysées

Des «résistants» à même le sol sur l'Avenue Georges V, à Paris © Marc Moukoukou

A l’occasion du One planet summit qui s’est tenu à Paris le mardi 12 décembre 2017, des opposants gabonais se sont mobilisés tout au long du séjour d’Ali Bongo Ondimba et de la délégation qui l’accompagnait. Hier soir, des manifestants se sont réunis près du métro Marcel Sembat à Boulogne-Billancourt, puis devant l’Hôtel Georges V,  et enfin sur la prestigieuse avenue des Champs-Elysées, qu’ils ont bloqué plus de 15 minutes.

Amassés devant l’hôtel Georges V, dans lequel Ali Bongo Ondimba et la délégation gabonaise avaient pris leurs quartiers, les opposants au régime de Libreville ont été repoussés difficilement par la police française. Pendant près plus quarante minutes, la vingtaine de gabonais a résisté aux forces de l’ordre, assis à même le sol sur l’Avenue George V, dans le 8ème arrondissement de Paris.

Repoussés, ils se sont retrouvés sur les Champs Elysées aux environs de 22 heures en brandissant le drapeau vert-jaune-bleu et des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Ne tuez plus nos enfants», «Ali Bongo assassin», «Pas de dictateurs au One Planet Summit du 12 décembre 2017». Pendant un peu plus de 15 minutes, les «résistants» comme ils se font appeler ont interrompu la circulation sur «la plus belle avenue du monde».

D’autres manifestants nous rapportent avoir été pourchassés par des responsables politiques membres du Parti démocratiques gabonaise (PDG). Certains parmi eux auraient même porté des coups sur des jeunes compatriotes. N’eut été l’intervention de CRS, des dommages corporels importants auraient pu se produire.

Au regard de ces manifestations qui ont ponctué le séjour d’Ali Bongo Ondimba à Paris, il est évident que la crise post-électorale a foncièrement divisé les gabonais et que le dialogue politique d’Angondjé, pourtant organisé pour apaiser les tensions n’a pas porté ses fruits. Pour l’heure, la division est toujours palpable et l’image du pays ne cesse d’être écornée.

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