Onader: les contractuels au pain sec

© Biendi Maganga-Moussavou

A l’Office national du développement rural (Onader), les employés contractuels crient leur colère. Car voilà maintenant plus de 3 mois que ces derniers n’ont perçu ni l’intégralité de leur salaire, ni leur solde tout compte.  Une dette qui reste un mystère pour les contractuels, d’autant plus qu’un budget de 450 millions de Fcfa traînerait dans les caisses de l’établissement, frileuse à l’idée de débourser 38 millions pour régulariser l’affaire des salaires impayés. Mais si ce budget n’a pas été déboursé pour le fonctionnement de la structure, qu’en ont-ils donc fait ?

Drôle de question, dans un drôle de pays, où les hauts fonctionnaires ont la fâcheuse habitude de confondre le budget de fonctionnement de leurs administration, à leurs deniers personnels. En effet, Echos du Nord met en lumière la cupidité du directeur de l’Onader de l’époque et de son directeur administratif et financier, coupables de détournement de fonds, et qui auraient mis leurs contractuels dans cette situation plus que gênante. Depuis 2015, ils n’ont cessé de traîner le dossier dans le casier des affaires classées, jusqu’à l’arrivée aux affaires de Yves Fernand Manfoumbi, que les dé-flattés de l’Onader verront comme l’homme de la situation.

Mais malgré de nombreux projets agricoles mis en place à l’intérieur du pays grâce au pactole des 450 millions de Fcfa,  le ministre n’aura lui non-plus aucun regard pour les travailleurs déjà en attente de huit mois de salaires à l’époque. Ces derniers ont alors réalisé de nombreuses démarches auprès de certaines autorités afin de pouvoir entrer en possession de leurs droits, et cela a porté des fruits. Puisque c’est sous Yves Fernand Manfoumbi qu’ils ont perçus, dans un premier temps le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires. Aujourd’hui, il reste encore trois mois d’arriérés à solder.

Les contractuels ont saisi un inspecteur du travail qui a déposé au secrétariat du ministère de l’agriculture le montant global de la dette de l’Onader, totalisant les salaires et les soldes tout compte impayés, estimé à 38 millions de Fcfa. Mais à quoi ont donc servi les 450 millions de Fcfa évoqués à l’époque par le directeur administratifs et financier ? Comme pour beaucoup d’autres affaires de gros sous, cette question restera sans réponse.

Pour rappel, l’Onader est un établissement public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Créé par décret le 31 décembre 1983, il a pour mission de procéder à la réalisation et au suivi des programme de développement agricole et rural sur le territoire national, il assure la maîtrise d’ouvrage et de gestion des aménagement agricoles réalisés par l’Etat et le transfert de technologie en vue de la modernisation des système de production.

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