Olam et sa main d’oeuvre à Mandji: entre accusations et justifications

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Depuis plusieurs années déjà, la multinationale singapourienne Olam a presque envahi tout le pays, faisant de la lutte contre le chômage son véritable cheval de bataille. Si ce fait peut lui attirer de l’admiration, il faut tout de même noter que plusieurs jeunes constituant sa main-d’oeuvre dénoncent les mauvaises conditions de travail et surtout le gain.

Pour lutter contre le chômage, le gouvernement gabonais compte sur plusieurs entreprises exploitant au Gabon dont la main-d’œuvre est majoritairement gabonaise. Dans la plupart des installations d’Olam à travers le pays, on trouve plusieurs milliers de jeunes. Ils sont à la fois recrutés sur place dans les localités impactées et d’autres viennent des villes lointaines. C’est le cas du Lot 2 à Mandji qui s’étend sur une superficie de 31800 hectares pour un peu plus de 1205 employés répartis en différents endroits pour différentes tâches.

En effet, pour son activité agro-industriel, Olam respecte des normes et réglementations d’exploitation en territoire gabonais. Cependant, en matière de gain et des conditions de travail, il y a encore beaucoup à dire et des efforts à fournir. Car les employés sont plaintifs à ce sujet et ne manquent pas l’occasion d’attirer l’attention de leur responsables.

«Le travail que nous faisons est pénible. Si pour le salaire nous savions d’avance ce que nous gagnons à partir des contrats; c’est à dire 5400 Fcfa la journée, 50 000 Fcfa la quinzaine et 150 000 Fcfa la fin du mois, il faut souligner que les conditions sont pénibles. Nous avons l’obligation de nettoyer 70 palmiers par jour, pour certains, parfois sous le soleil ou la rosée. Nous n’avons pas d’équipements, en dehors des bottes qu’on nous remet le premier jour, nous n’avons rien d’autres. Pourtant nous sommes exposés aux morsures de serpents et autres scorpions», s’est confié un employé au champs du Lot2 à Mandji.

Pour leur défense, c’est le directeur régional Tenno Sinaga, le responsable ressources humaines Olam Palm Gabon Bouckinda Juldas  et les autres responsables qui ont montré entre autres aux hommes de médias en tournée pour la cause que les améliorations sont en cours. Pour ces derniers, contrairement aux autres entreprises installées au Gabon depuis des lustres et qui exercent dans l’agro-industrie,Olam se démarque positivement par l’embauche des jeunes en chômage, l’amélioration des conditions sociales des villages impactés par son action et surtout les actions sociales à l’endroit de ses employés.

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