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OIT: le Gabon perd son droit de vote pour des impayés de près de 2 milliards

C’est en marge du conseil fédéral de la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) tenu le Samedi 23 janvier 2021 que son président Camille Mombo Mouelet a tenu à faire le point sur la place du Gabon au sein de l’Organisation internationale du Travail (OIT). A cet effet, l’inébranlable défenseur des droits des travailleurs a révélé que notre pays a perdu son droit de vote en 2017 au sein de l’organe onusien pour cause d’arriérés de cotisation à hauteur de 3 millions soit 1,9 milliard de FCFA. 

Soucieux du devenir des travailleurs au Gabon alors qu’il s’apprête à tirer sa révérence du mouvement syndical, Camille Mombo Mouelet a tiré la sonnette d’alarme sur la perte de vitesse du Gabon à l’échiquier mondial. En effet, lors de l’élaboration de la déclaration de l’Organisation internationale du Travail (OIT) de 2019 issue de la 108ème session de la conférence internationale du travail (CIT), notre pays n’aura finalement fait que figurer. Ainsi donc la délégation gabonaise de plus de 30 personnes conduite par le Dr. Jonathan Ndoutoume Ngome, alors ministre délégué chargé de la protection sociale, était inutile. 

Et ce, d’autant plus que notre pays n’aurait plus le droit de se prononcer en faveur ou pas d’une recommandation. « Le Gabon a perdu son droit de vote au sein des instances de l’OIT depuis 2017. À cause de 3 millions d’euros d’arriérés de contribution », a révélé Camille Mombo Mouelet, président de la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG). Poursuivant ses explications, le leader syndical a indiqué que « le Gabon ne participe plus aux initiatives normatives. La preuve, notre pays n’a pas participé aux travaux de l’OIT qui ont duré 7 ans et abouti à la déclaration de 2019 issue de la 108 ème session de la conférence internationale du travail (CIT) ».

D’ailleurs, Camille Mombo Mouelet, qui n’est plus à présenter dans le domaine syndical des travailleurs, a ironiquement tancé le législateur gabonais et le gouvernement dans leur quête inespérée d’élaboration du Code du travail approprié à nos réalités. « Depuis 1994 le Code du travail n’a pas de texte d’application. Mais on le modifie pour s’adapter à quoi ? », a-t-il conclu à ce propos. Des interrogations judicieuses à l’heure où la crise sanitaire liée à la Covid-19 impose des restructurations internes importantes afin de s’arrimer à la contrainte née de la pandémie. Vivement une réaction de Madeleine Berre, ministre du Travail.

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Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )
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