Nyanga/projet graine: des résultats plus que satisfaisants

© D.R

On le pensait à l’agonie pourtant, il est au mieux de sa forme. Le projet graine est bel et bien productif et ce n’est pas la caravane citoyenne initiée par Olam qui dira le contraire. Le 26 juillet 2018, Olam et plusieurs organisations de la société civile se sont rendus à Tchibanga, dans la province de la Nyanga, où ils ont pu découvrir avec satisfaction les premiers résultats du programme graine.

A priori, rien ne laissait entrevoir un tel succès, les mauvaises langues le disaient, «le projet graine est mort de sa belle mort». Mais c’était sans compter sur la détermination de deux des quatre coopératives, Moutsige et Ponzi-na Douabi, qui ont présenté à une société civile, complément médusée, les résultats de leur premier essai qui s’est avéré être un coup de maître.

À Moutsige, situé dans un village à moins de 10 kilomètres de Tchibanga, les résultats sont, en effet au-delà des attentes. Pour ses 15 membres, toutes des femmes, bénéficiant de 15 hectares de manioc et 3 hectares de vergers, les récoltes ont produit un chiffre d’affaires de 2.625.000 millions de Fcfa.

Pour Hortense Ignonga, présidente de ladite coopérative, et retraitée depuis le 30 avril dernier, le projet graine est une question de survie. «On nous a fait savoir que pour sortir de la pauvreté nous devons le faire. Nous nous sommes réunies entre femmes indigentes et c’est cela le moteur de notre réussite. Depuis le début de ce projet, j’ai tourné dos à la fonction publique, car le trésor est là, c’est la terre et elle ne ment pas!», a-t-elle indiqué. La satisfaction est d’autant plus grande que la coopérative arrive à écouler sans problème, tout comme Ponzi-na Douabi, leurs produits au niveau de Tchibanga, Gamba, Mayumba et Libreville où la demande est toujours supérieure à l’offre.

La société civile par la voix de Ladislas Ndenbet, président de Muyissi environnement, s’est confiée à nous qualifiant «les résultats qui bien que mitigés, sont à encourager». «C’était intéressant de voir le courage, la volonté et le dynamisme de ces femmes qui malgré les difficultés, malgré l’arrêt de la subvention de l’État continuent de travailler. Il faut simplement un encadrement, un véritable soutien qui puisse les aider à continuer le travail», a-t-il déclaré tout en se disant d’ores et déjà prêt à apporter son soutien aux dites coopératives notamment sur la diversification des cultures vivrières.

Quant aux grosses difficultés auxquelles font face les agriculteurs, les éléphants qui dévastent les plantations, l’absence des moyens roulants et les tracasseries policières, des efforts seront faits pour y remédier. À Moutsige, tout comme à Ponzi-na Douabi, l’heure est à la diversification des produits et à l’augmentation de la production dès l’année prochaine avec pour objectif l’autosuffisance alimentaire au Gabon.

Il convient toutefois de noter que le programme Graine a été lancé le 22 décembre 2014 à Libreville. Il s’étend déjà dans 5 provinces du Gabon. Ledit projet est l’un des plus soutenus par Olam pour développer l’agriculture dans les provinces du Gabon dont la Nyanga.

Laissez votre commentaire