Nouvelle passe d’arme entre le gouvernement et la SEEG

Le point de presse animé par le ministre en charge de l’Eau et de l’Énergie, Guy Bertrand Mapangou n’a pas été bien reçu par la Société d’energie et d’eau du Gabon. Le bilan du contrat de concession qui lie l’Etat gabonais et la filiale du groupe Veolia a été jugé «catastrophique», une affirmation rejetée par l’entreprise dans un récent communiqué.

En effet, au cours du point de presse que Guy Bertrand Mapangou a animé le 6 mars dernier, il a dressé un bilan négatif de la concession signé avec la Seeg en Juin 1997. Le ministre d’Etat a estimé qu’au vue des prestations de la Seeg, «les engagements pris par le concessionnaire n’ont pas été tenus», soulignant même que le bilan  de la «la gestion du service public de production, de transport, et de distribution de l’eau potable et de l’énergie électrique» par la filiale de Veolia était «catastrophique».

Une déclaration qui n’a pas été du goût des dirigeants du groupe Veolia, en l’occurrence Patrice Fonlladosa, directeur Afrique et Moyen-Orient du groupe français, qui s’est dit surpris et déçu par la déclaration du ministre, cela quelques mois seulement après le renouvellement de la concession.

S’exprimant dans le journal panafricain Jeune Afrique, il a souligné que «sur la forme, nous avons tout d’abord été un peu surpris et forcément déçus de l’interpellation du ministre. Nous avons appris la création d’une commission ministérielle sur la SEEG par cet article et nous n’avons jamais été consultés».

En outre dans la même lancé, la Société d’energie et d’eau du Gabon s’est également fendu d’un communiqué pour démentir le bilan dressé par le gouvernement. Il ressort donc que l’entreprise a consenti à des investissements  à hauteur de près 361 milliards de FCFA soit une moyenne d’environ 20 milliards FCFA/an. Ces investissement ont permis  par exemple d’élargir le réseau d’eau potable, qui est passé de 1262 km à 2074 km, soit une augmentation de 64%, mais aussi le nombre d’abonnés a également suivi cette tendance haussière. Il est parti de 51 057 à 171 980 clients durant cette période, soit une progression de 237%. Les localités desservies par la SEEG se chiffre aujourd’hui à 44, contre 31 en 1996 ce qui produit un pourcentage de 42%.

Ainsi, ces quelques performances démontrent belle et bien que la Société d’energie et d’eau du Gabon a effectué des réalisations et cela malgré de nombreux aléas liés à la conjoncture que traverse l’entreprise.

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