Nouveau round judiciaire entre Ali Bongo et Pierre Péan

Alors que la justice avait déclaré un non lieu lors du premier procès en février dernier, Ali Bongo semble ne pas vouloir en rester là face au accusation du journaliste français Pierre Péan, auteur du livre Nouvelles africaines, mensonges et pillages au Gabon.En effet,  il avait de nouveau porté plainte pour «diffamation».

Dans cet ouvrage le journaliste revient sur l’élection controversée d’Ali Bongo en 2009, et sur des probables assassinats perpétrés au sortir de ce scrutin.

L’audience qui avait lieu le 5 septembre au tribunal correctionnel de Paris, a été donc l’occasion pour chacune des parties de faire valoir ses arguments.  Ainsi, pour Delphine Meillet, avocate d’Ali Bongo, «ce livre, ce n’est pas de l’investigation, mais du militantisme». Soulignant que la publication de ce livre n’avait pour objectif que discréditer son client avant la tenue de la présidentielle du 27 août 2016.

«Pierre Péan a écrit ce livre car c’est une commande de l’opposant Jean Ping en 2014, pour commencer à déstabiliser le président Bongo,estime-t-elle. Pierre Péan parle d’assassinats, de tentatives d’assassinats. Il ne le prouve pas de manière factuelle. Aujourd’hui, toute l’audience a consisté à prouver que toutes ces imputations étaient diffamatoires». rapporte Radio France internationale.

Pour la partie adverse, représentée par l’avocate Florence Bourg, les rumeurs et preuves évoquées dans le livre de son client sont des éléments d’information qui peuvent être considérés comme fondé au Gabon.  

«Surtout face à une dictature, les opposants politiques n’ont pas le droit ni de sortir du pays, ni d’être à la télévision, déclare-t-elle. Donc effectivement, une façon masquée de dire les choses, c’est aussi de colporter des informations, même si elles sont réelles et souvent elles le sont. Omar Bongo disait que la rumeur, c’était bien souvent la vérité au Gabon» a t-elle argumenté.

Pour retrouver son honneur, Ali Bongo demande un euro symbolique. L’audience a été mise en délibéré au 5 octobre 2017, indique RFI.

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