Nomination de Sosthène Efaghi Oba: Jean-Fidèle Otandault se dédouane

Contrairement aux idées répandues sur l’implication du ministre d’Etat, en charge du Budget et des Comptes publics autour de la nomination de cet ancien Chef de Service de la Comptabilité à la Trésorerie Provinciale du Haut Ogooué au poste de  Payeur du Gabon au Maroc, il n’en est rien. Certains collaborateurs du ministre attribue cette manœuvre à l’actuel Secrétaire général du Gouvernement.

C’est sans doute la nomination qui n’a pas fini de faire beaucoup de bruit au sein de la vie publique, nommé alors qu’il est en Liberté provisoire. Il  est accusé de viol sur mineure de 7 à 9 ans. Mais qu’est ce qui a motivé sa nomination à l’extérieur du pays? Comment peut il passer de Chef de service à Payeur? Autant de questions qui taraudent l’esprit des regards avertis. Tout serait donc allé vite. Selon certaines indiscrétions, le Procureur de la République du Tribunal de Première instance de Franceville a formulé une liberté provisoire à la grande surprise des familles éprouvées pour ces actes immoraux.

Difficile de comprendre qu’une telle nomination puisse émaner de quelqu’un qui travaille tous les jours à restaurer l’image de l’Etat. On a pu voir ses efforts dans la négociation avec les régies financières qui a abouti à la signature d’une trêve sociale de trois ans. Attribuer cette nomination peu orthodoxe à Jean-Fidèle Otandault,  laisserait penser qu’il y aurait une volonté de ternir l’image du nouveau ministre d’État en charge du Budget.

Par ailleurs, l’actuelle payeur du Gabon au Maroc ne souffre d’aucune ambiguïté à en croire les explications d’un agent du Trésor public à Libreville. Il s’agirait là d’une énième nomination «altogovéenne» qui vise à protéger un «enfant gâté» de Bongoville, proche de la famille présidentielle. Sur cette affaire,  le silence de la Cour des Comptes,  mais aussi du Conseil d’État serait volontiers qualifié de coupable. Comme on le dit si bien, «qui ne dit rien consent».

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