Noël Bertrand Boundzanga: «S’il y a vacance du pouvoir, je serai candidat à l’élection présidentielle anticipée»

Noël Bertrand Boundzanga, enseignant-chercheur et membre du Club 90 © D.R/GMT

A l’heure où l’opinion continue de se questionner sur l’état véritable de santé du président Ali Bongo Ondimba hospitalisé selon la présidence de la République au King Faisal Hospital de Riyad en Arabie Saoudite des suites d’une « sévère fatigue », certains leaders semblent désormais tourner vers une éventuelle « élection présidentielle anticipée ».

C’est le cas de Noël Bertrand Boundzanga, enseignant-chercheur à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville, maître de conférences et membre du Club 90 qui a annoncé son ambition de se porter candidat « s’il y a vacance de pouvoir ».

Connu dans l’opinion pour ses prises de position avangardistes, l’universitaire avait souhaité en mars 2017, dans un libre propos intitulé “Des dialogues de sourds à la République parlementaire” paru dans les colonnes de l’hebdomadaire L’Aube n°164 une révision de la Constitution en vue de « passer du régime sémi-présidentiel à une République parlementaire » avec un chef de l’Etat non pas élu au suffrage universel mais plutôt par des députés pour mettre un terme aux contestations des résultats au sortir de chaque présidentielle depuis 1993.

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L’auteur de Le Gabon, une démocratie meurtrière fait partie de cette classe d’intellectuels gabonais très active sur le plan médiatique et qui régulièrement ne manquent pas d’éclairer l’opinion sur des points saillants de l’actualité. En envisageant d’être « candidat à l’élection présidentielle anticipée qui s’en suivra » Noël Bertrand Boundzanga donne un coup dans la fourmilière des supputations qui entourent le véritable état de santé du Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.

Si par sa prise de position l’enseignant-chercheur dévoile aux yeux de l’opinion son ambition de présider aux destinées de la Nation dont il entend donner « les raisons », « dans les prochains jours, en fonction de l’évolution de l’actualité », il reste que de nombreux Gabonais de tous bords l’envisageraient eux-aussi. Selon l’Express,  ceux qui rassurent ou alarment  « obéissent à des calculs relatifs à un éventuel « après » et à la place qui pourrait être la leur ».

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