Nicolas Nguema : «Je propose qu’on vende le Boeing présidentiel pour régler la crise de l’Éducation»

A la faveur d’une rencontre tenue au siège de la Fenapeg ce samedi 4 mars 2017 entre les enseignants, élèves, étudiants et les principales associations de parents  d’élèves et étudiants autour de l’ONG Educaf pour proposer un plan dit “Martine Oulabou” de sortie de crise de l’éducation. Le président de l’Association  des parents  pour la défense des intérêts des élèves et étudiants (Apadie) a décliné ses propositions. Il a entre autre proposé la vente du Boeing présidentiel pour régler la crise de l’Éducation.

Lasse d’attendre une solution de sortie de crise à l’initiative des pouvoirs publics, les principales associations de parents  d’élèves et étudiants ainsi que l’ONG Educaf ont entrepris de proposer un plan dit “Martine Oulabou” dont l’objet est la sortie crise de l’éducation nationale. Nicolas Nguema qui prenait part à ses travaux pour le compte de l’Apadie a décliné liminairement les pistes de solutions.

L’association Apadie par le billet de son président Nicolas Nguema a proposé la mise en oeuvre d’une loi de finances rectificative avec la création d’une ligne budgétaire d’urgence dédiée au paiement des arriérés de primes aux enseignants. A défaut que des actifs de l’Etat soient vendus. «Je propose même qu’on vende le Boeing présidentiel pour régler la crise de l’Éducation» a-t-il martelé.

Optant également pour «a création d’une commission d’audit à l’assemblée nationale pour étudier le budget de l’éducation nationale et l’augmenter de façon significative sur les 10 prochaines années pour qu’il représente entre 20% et 25% du budget nationale comme dans tous pays à revenu intermédiaire», le président de l’Apadie a proposé des  pistes qui pourraient sortir l’éducation de la crise qui la gangrène depuis des décennies.

Décriant en outre le fait que le budget de l’Education nationale  ne représente actuellement que 4% du budget de l’Etat, Nicolas Nguema a précisé que ce montant était «Inadmissible et minable» avant de décliner qu’il faut : «des coupes budgétaires à la défense principalement car le Gabon ne souffre d’aucune menace de son territoire. D’autres coupes pourront être définies pour sauver l’école gabonaise».

En attendant que ces propositions pragmatiques soient soumises au gouvernement d’ici le 20 mars, d’autres rencontre sont prévues entre les enseignants, élèves, étudiants et les principales associations de parents  d’élèves et étudiants, ainsi que l’ONG Educaf, elles permettront de finaliser le plan. «Si ce plan n’est pas adopté par le gouvernement sa mauvaise foi sera clairement établie et cela signifiera belle et bien que l’état a décidé de tuer le système éducatif au Gabon.» a-t-il conclu.

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