Nestlé Gabon licencie ses employés sans ménagement

Nestlé Gabon © GMT

Alors qu’elle connaît un bilan relativement satisfaisant sur le plan financier, ce malgré la crise économique que traverse le pays, le géant de l’agroalimentaire a décidé de baisser ses charges salariales de manière unilatérale sans consultation des employés, qui se retrouvent du jour au lendemain dans la précarité la plus absolue. La direction générale n’est d’ailleurs pas à sa première forfaiture puisqu’elle procède depuis un certain temps au licenciement de ses salariés sans raison apparente.  



Cette attitude de l’entreprise serait motivée par sa volonté de faire du profit au mépris des droits de ses salariés. Selon une source bien introduite auprès de la direction générale, « l’annonce du licenciement se fait de manière impromptue, sur convocation du salarié dans le bureau du directeur général ».

« Tout le processus s’effectue sans l’assistance de délégué du personnel, ni du syndicat et encore moins d’un inspecteur du travail », nous confie notre source. Autant dire que cet arrêt d’activité ne respecte aucune norme en vigueur, chose étonnante de la part d’un géant international. Alors que la décision d’interrompre le contrat est le seul fait de la société Nestlé, et donc une décision unilatérale de l’employeur, le document que signent les anciens employés est curieusement un « protocole accord de départ négocié ».

Selon notre source, ce protocole d’accord aurait été exclusivement rédigé par la direction générale sans l’aval de l’inspecteur du travail ni même des principaux concernés. Pis, l’accord aurait été signé sous la contrainte par ces derniers qui ne disposaient pas de temps pour prendre suffisamment du recul par rapport au dit document. Preuve de l’arbitraire et de la dictature qui semblent régner en maîtres au sein de Nestlé, un des employés qui avait refusé de parapher le document n’est jusqu’à présent pas rentré dans ses droits, croupissant dans la précarité la plus absolue.

Du côté du collectif des employés déchus du géant de l’agroalimentaire, ces derniers disent avoir introduit des procédures auprès de l’inspection du travail pour demander réparation du préjudice moral dont ils sont victimes. Le comble de cette situation qui devrait interpeller les plus hautes autorités en particulier le ministère du Travail, c’est que les responsables de l’entreprise auraient décidé, dans un excès de méchanceté, de dépouiller leurs ex-salariés des gadgets dont ils bénéficiaient jusque-là, des véhicules en passant même par la carte d’assurance Ascoma.

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