Ndong Meyo: «Nous sommes devenus ce peuple qui croit que le vice est une qualité»

Raymond Placide Ndong Meyo © GMT

C’est à l’occasion d’une causerie qu’il a animée au quartier Ozoungue-sable 1, dans le 5e arrondissement de Libreville, que l’actuel ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Suivi des actes du dialogue, Raymond Placide Ndong Meyo, a évoqué avec les populations de cette localité les bienfaits des mesures d’austérité et la nécessité de faire corps avec ces dernières.

Dans un discours galvaniseur, le membre du gouvernement, est revenu, comme il le fait depuis un peu plus de 2 mois, sur les décisions issues du Conseil des ministres du 21 juin 2018.

Pour Raymond Placide Ndong Meyo, il s’agit d’une nouvelle approche, un tournant historique pour le Gabon. Les mesures d’austérité viennent ici sonner le glas d’une mauvaise gestion commune à l’ensemble des Gabonais.

«Nous sommes devenus ce peuple qui croit que le vice est une qualité. Le président de la République a décidé de prendre un tournant historique. De penser à ce que sera le Gabon pour les 3, 4, 50 prochaines années. Pour y arriver il faut donc tordre le cou à certaines mauvaises habitudes à l’instar de l’absentéisme dans la Fonction publique et des détournements de deniers publics», a-t-il indiqué.

Une décision difficile à prendre selon Raymond Placide Ndong Meyo mais qui épargnera aux Gabonaises et aux Gabonais bien des souffrances. «Gouverner, c’est prévoir, c’est vrai et ces mesures sont effectivement pour éviter que le Gabon souffre dans un avenir proche. Il fallait donc resserrer les choses, faire en sorte que les finances publiques se portent bien», a-t-il précisé avant d’ajouter que ces mesures ont pour objectif de mettre le Gabon sur les rails de la bonne gouvernance.

Pour régler les problèmes dont ils font quotidiennement face comme, l’insécurité, les inondations, du fait de l’absence de caniveaux, le candidat déclaré à cette circonscription, a proposé une nouvelle approche aux populations de cette localité: celle de constituer des associations afin de mieux recenser ces doléances qu’il se chargera de transmettre fidèlement à qui de droit.

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