Un mouvement d’humeur des retraités obstrue la circulation au Centre-ville

Des retraités sur la boulevard du bor de mer © GMT

Ce lundi 6 mars 2018 dans la matinée, les retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont pris d’assaut le boulevard du bord de mer en paralysant la circulation durant des heures. Ces derniers exigeaient le paiement de leur pension.



Il était quasi-impossible de circuler ce matin au boulevard du bord de mer de Libreville. Pour cause, les retraités de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) venus percevoir leurs pensions se sont retrouvés sur la voie publique pour manifester leur mécontentement suite au retard du paiement de leur dû.

Cependant, au lieu de passer à caisse où ils étaient censés percevoir leur argent, ces pères et mères de famille ont été surpris d’apprendre que leur volonté ne sera pas effective.Médusés et remontés, certains d’entre eux se sont érigés en haie sur le boulevard du bord de mer, ne laissant passer aucun véhicule, avec pour conséquence une perturbation de la circulation sur cet axe principal de la capitale pendant plusieurs heures.

Pour nos grévistes retraités de la CNSS, le gouvernement s’était engagé à payer leurs dus depuis le mois dernier à la Poste-centrale. «Ils nous ont dit qu’ils allaient nous payer ce mois. Nous sommes le 5 mars, nous sommes venus prendre nos maigres pensions», a indiqué une retraitée excédée par le calvaire.

Pour un  autre pensionnaire, ce retard de paiement est une manœuvre entretenue par  la Poste : «Ils utilisent notre argent pour payer les fonctionnaires. C’est la raison pour laquelle ils ne nous ont pas payé aujourd’hui», estime-t-il avant d’ajouter: «Le mois dernier, nous étions obligés de faire la même gymnastique pour toucher notre argent. Dans quel pays sommes-nous pour toujours manifester avant de rentrer en possession de ses droits?», a-t-il regretté, interrogateur. Selon certains observateurs, les retraités CNSS de Port-Gentil vivraient aussi la même situation.

Dans une colère noire, une des retraitées a en a profité pour lancer un appel au ministère de la Fonction publique: «Monsieur le ministre, nous ne voulons plus être payés à la Poste. C’est une société qui a montré ses limites et qui est  en banqueroute. Quand nous étions payés à la CNSS, on ne connaissait pas ces problèmes de retard de paiement. Nous voulons repartir à notre administration d’origine pour le paiement de nos pensions», a-t-elle souhaité.

Notons que cette manifestation pacifique s’est déroulée en présence des forces de sécurité qui ont préféré orienter les automobilistes vers des voies périphériques pour éviter des probables affrontements avec les grévistes.

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