Moukagni Iwangou: «L’appel au rassemblement s’est soldé par un échec»

Jean de Dieu Moukagni © D.R

C’est sur son profil Facebook que le président de l’Union et solidarité (US), Jean de Dieu Moukagni Iwangou et actuel ministre d’Etat ministre de l’Enseignement supérieur a, à nouveau repris langue avec ses « amis » internautes après sa cuisante défaite aux législatives dans le siège unique du premier arrondissement de la commune de Mouila. Pour celui qui fut une des figures de proue de la coalition autour du candidat unique de l’opposition,  « L’appel au rassemblement » lancé par Jean Ping n’ayant pas « trouvé de destinataires particulièrement enjoués » « s’est soldé par un échec »



Dans sa déclaration, le président de l’Union et solidarité (US), a appelé à un « supplément d’âme » estimant que « l’appel au rassemblement, lancé sans limite à tous les Gabonais, n’a pas trouvé de destinataires particulièrement enjoués. Il s’est soldé par un échec ».

« En alternative au coup de poing », précise-t-il, qu’il « ne partage » ni «  n’injurie », Jean de Dieu Moukagni Iwangou appelle plutôt «  à un supplément d’âme », cette chose qui selon lui est « à la frontière, entre les hommes politiques et les hommes d’Etat ». « Les hommes politiques vivent de postures, irriguées à la pente de l’opinion, pour plaire aux esprits et pour ne pas rater les tendances et les opportunités », explique-t-il.

Poursuivant son argumentaire, ce magistrat hors hiérarchie explicite sa définition de l’homme politique en précisant qu’ « Ils ne pensent pas. Ils veillent, à ce qui est attendu pour le dire, à ce qui est souhaité pour l’afficher. Les hommes d’Etat se sentent une responsabilité sociétale, qui leur commande de défricher la broussaille pour trouver  la voie, qui les invite à tailler dans le marbre pour fixer la norme. Ils regardent à l’horizon, où se trouve l’avenir. Ils bousculent les usages, qui passent, pour installer des codes, qui restent ».

A ce titre s’incline-t-il à penser « qu’il est des limites éthiques qu’il ne faut jamais franchir. Même au nom du combat politique ».

A propos de « la vacance au sommet de l’Etat » agitée dit-il « par les uns », « l’indisponibilité temporaire » érigée poursuit-il « par les autres », tous au nom de la constitution  Jean de Dieu Moukagni Iwangou estime que «  nul ne peut prospérer au Gabon en cherchant à tirer avantage de la faiblesse de l’adversaire » s’adressant semble-t-il à Jean Ping et à ses alliés qui depuis l’annonce du « malaise » d’Ali Bongo Ondimba à Riyad, suivie de son hospitalisation sont vent debout pour revendiquer leur « victoire » issue de la présidentielle du 27 août 2016.

Celui qui fut le vice-président de la commission de la Coalition pour la nouvelle République en charge du contentieux électoral de la présidentielle d’août 2016 estime que « devant la maladie de l’autre, on ne sort pas les flûtes et les violons, pour disqualifier, on soutient et on compatit, parce que la disqualification est opposable aux procédures, et la compassion est opposable aux hommes », a-t-il conclu.

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