Moukagni Iwangou: «Je ne suis pas passé à l’ennemi»

Jean de Dieu Moukagni Iwangou, ministre d'Etat en charge de l'Enseignement Supéieur © GMT

Sujet à diverses interprétations, l’entrée au gouvernement Issoze Ngondet III de Jean de Dieu Moukagni Iwangou, président de l’Union et solidarité (US), a fait couler beaucoup d’encre et de salive. L’actuel ministre d’État en charge de l’Enseignement supérieur, s’est à nouveau, longuement exprimé sur la question au cours d’une conférence de presse qu’il a animé le jeudi 14 juin dernier, dans les locaux du ministère dont il a la charge.

Le 7 mai dernier l’opinion nationale et internationale assistait pantois à la première prestation de serment du gouvernement, sous l’ère Ali Bongo. Renouveau démocratique pour les uns, cataclysme politique pour les autres, dans tous les cas, bien plus que l’acte, c’est l’entrée au gouvernement des têtes les plus reconnues de l’opposition qui a suscité des réactions. Dans un exercice qu’il a souhaité aussi pédagogique que transparent, Jean de Dieu Moukagni Iwangou, a, après la conférence de presse donnée le 14 mai dernier,  livré une fois de plus sa part de vérité.

L’ancien allié de Jean Ping, estime n’avoir ni trahi ses convictions, ni déçu ses soutiens. Quand bien même il se sait incompris. «Ce débat vaut par sa simplicité. J’ai été contacté pour rejoindre un gouvernement à constituer et non un gouvernement existant et majoritairement opposé à mon parti», a-t-il indiqué.

Il reviendra par ailleurs de manière assez technique sur les conséquences politiques de la dissolution de la chambre basse du parlement. «Dans la culture politique, nous retenons que dans un régime semi-parlementaire, c’est la majorité dans la chambre des députés qui détermine de manière corrélative le camp politique qui va avoir à constituer le gouvernement», renchérit-il.

Pour Moukagni Iwangou, avec la dissolution de l’Assemblée nationale par la Cour constitutionnelle, la disparition du gouvernement était inéluctable. «Dans ce cadre, il s’installe une situation d’exception qui place de facto toutes les formations politiques au même niveau devant les charges publiques. Sur cette base là, j’ai pensé que pour mon parti je devrais prendre ma place, et toute ma place».

Le candidat déclaré au premier arrondissement de la commune de Mouila, a déploré par la suite une absence plus grande de l’opposition qui n’a su saisir cette «chance inouïe», qui lui aurait permis de se placer en «position de sécurité et de confort dans la préparation des législatives». Il a d’ailleurs conclu  son propos par une affirmation qui justifie sa position, «je pense que je ne suis pas passé à l’ennemi. Voyez-vous ma cravate est toujours rouge!».

Laissez votre commentaire

Laisser un commentaire