jeudi,1 décembre 2022
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Mouila: une femme interpellée avec 4 défenses d’ivoire cachées dans des boutures de manioc

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La lutte contre le trafic d’ivoire enregistre de plus en plus de succès, preuve de l’efficacité des organismes impliqués. Et pour cause, les unités de la police judiciaire et des Eaux et forêts soutenues par des membres de l’ONG Conservation justice, en poste à Mouila dans la province de la Ngounié, viennent de mettre la main sur une compatriote. Cette dernière a été interpellée le mercredi 2 novembre dernier en possession de quatre pointes d’ivoire cachées dans un sac de boutures de manioc. 

L’année 2022 demeure une période riche en moisson pour les agents des eaux et forêts, de la police judiciaire et de l’ONG Conservation Justice. Car de nombreuses descentes sur le terrain ont permis de mettre hors d’état de nuire de nombreux délinquants fauniques. Dernier fait en date, l’interpellation le mercredi 2 novembre 2022 d’une compatriote en possession de quatre défenses d’ivoire destinées à la vente dissimulées dans un sac de boutures de manioc.

D’après une source policière, les défenses d’éléphant proviendraient d’un village proche d’Ikobé, une zone enclavée et proche du parc national de Waka. Pensant tromper la vigilance des enquêteurs à l’aide d’un sac de boutures de manioc transporté dans un camion, le plan de la jeune femme n’aurait pas porté ses fruits. Car l’équipe mixte appliquée à la tâche finira par découvrir un autre sac dissimulé, contenant 4 défenses d’ivoire destinées à la vente, à Fougamou. La présumée trafiquante est actuellement gardée à vue dans les locaux de la police en attendant son transfert devant le parquet spécial à Libreville. 

Pour l’ONG Conservation Justice, ce nouveau cas de criminalité faunique vient confirmer les conclusions du rapport de situation des pachydermes en Afrique. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), les éléphants d’Afrique restent globalement en danger d’extinction, à l’exception de certaines populations d’éléphants stables comme au Gabon, et qu’il faut de toute urgence protéger. Selon les dispositions de l’article 388 du code pénal, la mise en cause risque jusqu’à 10 ans de prison.

Andy Marvine Nze
Andy Marvine Nzehttp://gabonmediatime.com
Fils de Lambaréné, passionné d'écriture et féru des réseaux sociaux, qui a à cœur d'informer sur l'actualité gabonaise et internationale. Avant j'étais chef de classe, maintenant je suis titulaire d'un Master en Sciences Politiques et relations internationales

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