Mouila: la construction du CFPP inachevée depuis 10 ans

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Lancés en 2008 par l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong, les travaux de construction du  Centre de formation et de perfectionnement professionnels (CFPP) de Mouila, ne sont toujours pas achevés dix après. Et pourtant, l’Etat gabonais maître de l’ouvrage, aurait financé ce projet à près 3 milliards Fcfa pour un structure  évaluée à 3 426 702 838 Fcfa.

Où en est-on avec le projet de construction du Centre de formation et de perfectionnement professionnels (CFPP) de Mouila ? C’est l’interrogation qui se dégage dix après le lancement de ce projet en 2008 par l’ancien Premier ministre Jean Eyeghe Ndong (JEN).

Situé au quartier Bavanga, dans le deuxième arrondissement de la commune de Mouila, ce vaste projet, financé par le contribuable,  à hauteur de 3, 4 Fcfa, devait permettre aux jeunes de cette province d’acquérir des connaissances nécessaires dans plusieurs domaines, notamment mécanique, l’agriculture, la pisciculture et la tôlerie-peinture.

Selon le quotidien L’Union le gouvernement a dégagé à l’entreprise SIM-BTP la somme de 2 920 306 Fcfa pour le lancement des travaux,  soit prêt de 85% du montant total des travaux.

Sur les lieux le constat est pathétique et désolant. Le chantier est toujours à l’arrêt, cela depuis plusieurs années. «Les quelques bâtiments inachevés, toujours visibles, croupissent dans l’herbe. C’est un véritable gâchis. Seul un vieux gardien veille sur les lieux », confie une source à nos confères.

Avec un acompte de financement qui atteint les 3 milliards de Fcfa, pour un marché évalué à 3,4 milliards Fcfa, grande est la surprise de constater que les travaux d’avancement physiques de cette école d’avenir, arrêté en 2016, ne soit seulement réalisés qu’à 58%. Qu’est-ce que la société SIM-BTP a-t-elle fait de l’argent du contribuable?  S’interroge L’Union dans sa parution de ce lundi 26 mars 2018.

Si l’entreprise SIM-BTP doit rendre des comptes à l’Etat gabonais, les autorités politiques de la ville de Mouila, à l’instar de Pierre Claver Maganga Moussavou, à l’époque ministre de l’Aménagement du territoire et de la Ville, chargé de l’Artisanat et de l’évaluation des politiques publiques, doit sans doute maîtriser les contours de ce la construction de cette  école professionnelle, de la capitale provinciale de la Ngounié, dont il a maire plusieurs années durant.