Mouila : de l’arrivée d’Olam à la métamorphose de la ville

© Mouila

L’arrivée de la multinationale singapourienne Olam à Mouila a fortement métamorphosé la commune de Maganga Moussavou. Entre embauche des jeunes qui autrefois erraient à travers la ville des sirènes, retour aux sources pour ceux qui étaient dans des grandes villes sans emplois, forte présence démographique et compilation des magasins, Mouila vit au rythme des conséquences positives de l’investissement socio-économique.

Depuis l’implantation d’Olam à Mouila pour ses activités agro-industrielles, la capitale de la quatrième province du Gabon connaît un engouement manifeste. Si la forte démographie est influencée par l’arrivée des jeunes des différents coins du Gabon en quête d’emploi et ceux y exerçant, il faut noter que l’implantation des magasins à chaque dix mètres résulte de la concurrence commerciale témoignant d’une santé financière.

«Depuis qu’Olam est ici, beaucoup des jeunes viennent de divers horizons pour y trouver un emploi. Mais à côté de ça, l’activité commerciale a pris de l’ampleur ici. Des boutiques et autres bars ouvrent chaque jour. Plus il y a de l’argent dans une localité, mieux il y a des consommateurs. Les travailleurs d’Olam dans les champs de Mboukou ou Moutassou font le bonheur des commerces et c’est tout à leur bénéfice», a indiqué Georges Maicka, fonctionnaire vivant à Mouila.

Dans plusieurs magasins visités, les prix sont revus à la baisse. Celui qui propose des prix à la solde de toutes les bourses attire le plus des clients. C’est la règle de la concurrence commerciale. Ainsi, le litre d’huile qui coûtait 1200 Fcfa est à 900, 1.5 litre d’eau Andza coûte 550 Fcfa au lieu de 700. Les matériaux de construction ne sont pas en reste. Les menuiseries ont également revu leurs prix à la baisse. Même les femmes commerçantes en bordure de route ont reconsidéré leurs produits sur les étales.

«Nous n’avons pas de choix. Il faut vendre. Quand nous étions seules sur cette place du marché, avant l’arrivée d’Olam, nous n’écoulions nos produits que facilement avec comme potentiels clients, des voyageurs. Il y a maintenant trop de concurrence et il faut le dire, les travailleurs d’Olam sont payés en monnaie de singe.   Du coup, c’est un peu difficile pour nous en certaine période. Ce que nous souhaitons également c’est l’augmentation des salaires des agents. Car ça jouera également dans la liquidation de nos produits», a déclaré Flore, une commerçante au carrefour Ndéndé.

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