Moanda: la responsable de Sigalli au gnouf suite à la disparition de près de 18 millions

Ville de Moanda © D.R

La cheffe de succursale de la Société industrielle gabonaise de laiterie et de liquides (Sigalli) à Moanda a récemment été arrêtée par les Officiers de police judiciaire (OPJ). Elle est mise en cause dans le cadre du vol, en octobre dernier, de près de 18 millions de Fcfa du coffre-fort de la société, rapporte le quotidien L’Union dans sa parution de ce mercredi 19 décembre.



Courant octobre dernier, deux employés de Sigalli se sont rendus au commissariat de police de Moanda, afin de signaler le vol d’un coffre-fort, dans les locaux de la société situés au quartier Carrefour des Douanes. Le coffre-fort, qui se trouvait dans le bureau de la cheffe de Sigalli Moanda, contenait la somme non négligeable de 17 millions 440 mille 935 Fcfa. La responsable a immédiatement déposé plainte, avant que les soupçons ne se tournent vers sa personne.

Il est entre autres reproché à la responsable de n’avoir pas sécurisé son bureau, alors que les lieux avaient déjà été cambriolés auparavant, ce qui constituerait une faute professionnelle grave. « Puisque le bureau de la mise en cause ne garantissait plus les conditions de sécurité au sortir du premier vol, il revenait à la cheffe de faire montre de plus de responsabilité, en ne conservant plus de fortes sommes d’argent dans le coffre-fort dévalisé  », a déclaré une source proche du dossier.

Outre le fait qu’elle ait conservé cette importante somme d’argent au lieu de la confier à un établissement bancaire, d’autres faits pour le moins curieux viennent accabler la cheffe de Sigalli Moanda. Les OPJ ont notamment constaté que l’ouverture du coffre-fort n’a pas été forcée, ce qui peut laisser penser que les voleurs avaient accès à la clef de la responsable. De plus, les malfaiteurs auraient ouvert le coffre hors de l’établissement avant de le ramener dans le bureau.

Autant d’éléments qui ont conduit les policiers à placer la responsable de Sigalli Moanda sous mandat de dépôt. Cette dernière est poursuivie pour négligence, faute professionnelle et déclarations mensongères auprès des OPJ.

Laissez votre commentaire