Moanda: les parents d’élèves du lycée Rigobert Landji dénoncent une arnaque

Moanda (Haut-Ogooué) © D.R

Alors que le système éducatif gabonais connaît des difficultés sans précédent, de nombreux scandales viennent davantage entacher son image. C’est le cas des élèves du lycée Rigobert Landji de Moanda, dans le département Lebombi Leyou, dans la province du Haut-Ogooué, qui ont été victime d’une arnaque orchestrée par les responsables dudit établissement.

Au lycée Rigobert Landji de Moanda, les parents d’élèves ont dénoncé dans une lettre à l’endroit à du ministre de l’Education nationale une arnaque dont ils sont victimes et qui serait fomentée par la direction de l’établissement, qui menace les élèves de ne pas passer d’examens blancs, si ces derniers ne s’acquittent pas de la somme de 30 000 Fcfa.

C’est dans un courrier adressé à Nadine Patricia Anguile Obame, Ministre de l’Éducation Nationale, le 19 avril dernier, que les parents d’élèves ont sorti du silence l’arnaque dont ils sont victimes au lycée Rigobert Landji de Moanda. Les responsables de l’établissement «ont contraint les parents d’élèves à débourser une somme de 13 600 Fcfa, par enfant pour frais d’inscription et réinscription», ceci étant fait en violation des textes portant harmonisation des nouveaux tarifs en milieu scolaire au Gabon, peut-on lire dans la correspondance.

Non frileux d’être en faute vis-à-vis de la loi, le proviseur exige aux élèves inscrits en classes d’examens, de s’acquitter d’une somme de 30 000 Fcfa, «pour des travaux dirigés obligatoires», faute de quoi, ils ne composeront pas lors des examens blancs. Mais les parents «conscients de l’importance des notes issues de ces examens, pour le calcul des moyennes du troisième semestre», rappellent-ils dans la note, se sont opposé massivement à cette exigence de la direction du lycée.

Privés de tout autre moyen de recours, les parents d’élèves du lycée Rigobert Landji, sollicitent désormais l’intervention de Nadine Patricia Anguille «pour annulation de cette mesure qui constitue une arnaque et un abus de pouvoir, tout ceci en violation de l’article 3 de la loi 21/2011 portant orientation générale de l’éducation en république gabonaise qui garantit l’égal accès à l’éducation à tous les élèves», ont -ils conclu dans leur courrier à la Ministre de l’Éducation Nationale.