MJU C/ Moukagni Iwangou: nouveau renvoi au 30 mai

Elza-Ritchuelle Boukandou, président du MJU et ses conseils © GMT

Prévue se tenir ce mardi 22 mai 2018, le 2ème audience du procès opposant le président du parti Union et solidarité (US) et actuel Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la recherche scientifique, Jean de Dieu Moukagni-Iwangou au Mouvement des jeunes upégistes (MJU), organe spécialisé de ladite formation politique, a une nouvelle fois été reportée. Ce report au 30 mai prochain,  fait suite à l’introduction par les conseils de la défense d’une exception d’incompétence de juge.

Après avoir demandé le vendredi 18 mai 2018 dernier, un report pour pouvoir mieux s’imprégner du dossier, les avocats du président de l’US, ont lors de l’audience de ce mardi 22 mai 2018 au Tribunal judiciaire de première instance de Libreville, soulevé une exception d’incompétence du juge de référé.

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Selon l’un des avocats du MJU la partie adverse a d’entrée de jeu soulevé une exception d’incompétence du juge car dit-il la représentante de cet organe « n’aurait pas au préalable saisie la juridiction qui est indiqué dans les statuts et règlements intérieurs, à savoir le Commissaire à l’éthique».

Une position balayée d’un revers de la main par le Mouvement des jeunes. « Pour nous, c’est un argument spécieux que nous avons vite fait de battre en brèche. En effet, les statuts et le règlement intérieur n’indiquent pas de manière obligatoire, que si un contentieux éclate au sein du parti, on doit nécessairement s’en tenir au Commissaire à l’éthique », a indiqué Maître Iréné Mezui Mba, l’un des avocats de la présidente du MJU.

Pour les avocats de la présidente du MJU, elle aurait effectivement saisi le Commissaire à l’éthique, mais ce dernier s’est  abstenu de prendre la correspondance, du fait qu’il était d’accord avec la posture du président du parti, qui avait décidé d’intégrer un gouvernement en violation des dispositions des statuts et du règlement intérieur.

«Nous disons donc que le débat n’a pas lieu d’être et l’exception ne tient pas, plus que la saisine du commissariat n’étant pas un préalable obligatoire. Nous avons donc bon espoir que le mercredi 30 mai 2018 prochain, le juge rejettera cette exception qui n’en est pas une, pour enfin écouter les arguments de M. Jean de Dieu Moukagni Iwangou, sur la question de fond qui lui est posée», a conclu l’avocat.

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