Mission citoyenne et nationale d’Olam: l’ONG Muyissi environnement sur ses gardes

Ladislas Désiré Ndembet président de l'ONG Muyissi environnement © GMT

Bien que séduit par la récente mission citoyenne et nationale d’Olam, qui s’est déroulée du 23 juillet au 2 août 2018, le président de l’ONG Muyissi environnement, Ladislas Désiré Ndembet, reste sur sa faim. Le natif de la Ngounié, dans un entretien qu’il a accordé à Gabon Media Time, il attribue à cette mission un bilan satisfaisant, mais il souhaite néanmoins aller au bout de cette collaboration en donnant la possibilité aux organisations de la société civile de mener des investigations indépendantes sur les sites impactés par les projets d’Olam.

On se souvient de son brillant exposé le 25 juillet dernier au cours d’une rencontre entre les populations de sa localité, Ferra, située à 15 kilomètres de Ndendé, chef-lieu du département de la Dola, et le groupe Olam. Pourtant membre de ladite délégation, ce jour-là, il s’est opposé avec panache à Olam dans le cadre d’une présumée affaire d’expropriation de terres dont serait victime sa communauté.

Démocrate dans l’âme et soucieux du développement de son pays, comme il se définit, c’est un leader transformé et convaincu par l’opération de transparence d’Olam qui s’exprime quelques jours après, mais avec beaucoup de réserves.

«Ce que je peux dire véritablement au terme de ce périple, c’est que c’est une satisfaction, car ça nous a permis de voir le projet dans sa globalité et de mieux comprendre ce qui est en train de se faire par rapport au développement du pays. Ce qui veut dire que nous devrions avoir désormais un certain recul pour apprécier les activités du groupe Olam», a-t-il indiqué.

Président d’une ONG qui s’oppose à l’expansion du projet de palmier à huile d’Olam, et résident d’une province fortement impactée par les activités du groupe singapourien, Ladislas Désiré Ndembet estime que cette mission doit nécessairement aller au terme de ses objectifs.

«Bien que sur les plans environnemental et sociétal, il y ait une prise en compte de ces aspects, dans le cadre de notre ONG, ce que nous souhaitons, c’est qu’Olam nous laisse faire des observations indépendantes sur le terrain. Au-delà de la théorie cela nous permettra de constater effectivement si les deux aspects susmentionnés sont respectés» a-t-il conclu.

Pendant 8 jours, la délégation conduite par Dieudonné Minlama Mintogo, a sillonné 4 provinces à savoir, la Ngounié, la Nyanga, le Moyen-Ogooué et le Woleu-Ntem. Un périple bouclé les 9eme et 10eme jours dans l’Estuaire où elle a pris connaissance des sites d’Olam implantés dans cette province. Cette mission aura donc permis de manière unanime de confronter les organisations de la société civile aux réalisations faites sur le terrain en termes de contributions à l’économie nationale et au développement local.

Une séance de restitution de cette campagne par la société civile est prévue dans les  prochaines semaines.

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