Minvoul: le maire écroué pour faux et usage de faux

Un rue de la Minvoul (Haut Ntem) © D.R

Le 12 mai 2018, le maire de Minvoul, chef-lieu du département du Haut-Ntem, située dans la province du Woleu-Ntem, Emane Mintsa a été mis aux arrêts pour instruction par le tribunal de première instance d’Oyem. Abusant de ses fonctions, ce dernier s’est rendu coupable de faux, déclarations mensongères et complicité d’immigration clandestine, en voulant aider sa belle-fille.

Quelques semaines plus tôt, alors que sa belle-fille, une ressortissante camerounaise, désireuse de se faire établir un certificat de nationalité gabonais, l’édile de la commune de Minvoul a violé les devoirs qui régissent l’application de ses fonctions. Emane Mintsa, a donc «établi un acte de naissance frauduleux à la fille de sa concubine», rapporte le média en ligne Gabonreview. Dans sa quête de nationalité gabonaise, la belle-fille de l’autorité municipale s’est rendue au commissariat de police d’Oyem, où, épinglée, elle a dénoncé le subterfuge de son beau-père.

De nationalité camerounaise, elle détient dans son dossier un acte de naissance particulièrement authentique. Un peu trop aux yeux des enquêteurs, qui veulent en connaître l’origine. La belle-fille d’Emane Mintsa subira donc un véritable interrogatoire de la part du service d’identification judiciaire du commissariat d’Oyem. «Acculée par les questions, la fille a fini par dévoiler, le nom du maire et auteur du faux document», relate Gabonreview, précisant que cela n’a duré qu’une heure avant que la jeune femme ne dénonce son bienfaiteur.

Face aux éléments du service d’identification judiciaire, Emane Mintsa n’a pas renié les faits qui lui ont été reprochés. L’heure de la sentence étant proche, le maire encourt soit la réclusion criminelle, suivant les recommandations de l’article 115 du Code pénal, soit une peine de «5 à 10 ans de prison assortis d’une lourde amende», dans le cas d’une indulgence de la part du juge précise le journal

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