Minlama Mintogo: «le système éducatif gabonais produit beaucoup plus d’échec que de réussite»

Dieudonné Minlama Mintogo, Président d’Ensemble Pour la République © D.R

Alors que l’opinion nationale et internationale découvrait, avec stupeur, la nouvelle mesure gouvernementale visant à revoir le système d’attribution des bourses, cette décision a permis de mettre en lumière l’ensemble des difficultés du système éducatif tout entier. Ainsi, entre effectifs pléthoriques, déficit en professeurs et en salles de classe, et absence de renouvellement, notre système éducatif « produit beaucoup plus d’échec que de réussite » comme l’a indiqué Dieudonné Minlama Mintogo.



La récente mesure gouvernementale visant à revoir les critères d’attribution des bourses pour les jeunes bacheliers, suscite bien des réactions que ce soit des politiques, des syndicats, des enseignants et même des principaux concernés à savoir les élèves. Ainsi, dans une récente déclaration, Dieudonné Minlama Mintogo leader d’Ensemble pour la République, est notamment revenu sur « notre système éducatif » qui selon ses propos, « produit beaucoup plus d’échec que de réussite ».

En effet, soulignant tout d’abord le « manque d’infrastructures » mais aussi « le nombre croissant d’établissements avec des effectifs pléthoriques parfois plus de 100 élèves par salle de classe », ce leader d’opinion à l’instar de bien d’autres, a mis le doigt sur un problème de fond. Car elle est bel et bien là la question : peut-on demander à un élève d’avoir 12/20 alors même que nous avons « un déficit en personnel enseignant » et dans des conditions d’enseignement « peu favorables »?

De plus, au regard de la situation actuelle, certains établissements sont dépourvus « d’enseignants dans certaines matières », mais aussi des statistiques effarantes qui veulent que sur « 100 jeunes Gabonais qui vont au CP, il n’y ait que 16 qui terminent leurs études avec un diplôme » comme l’a rappelé Minlama Mintogo, on est en droit de se demander la portée de cette mesure.

Par ailleurs, « en corsant les conditions d’attribution des bourses avec des moyennes surréalistes », eu égard aux conditions précédemment énoncées, et sachant « qu’il est difficile pour beaucoup d’élèves d’arriver en classe de Terminale avant l’âge 19 ans » comme indiqué par le Président d’Ensemble pour la République, quel est réellement le but de cette réforme d’ores et déjà « impopulaire »?

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