Minlama Mintogo demande la tenue d’un «dialogue national sur l’école gabonaise»

Minlama Mintogo, président d'Ensemble Pour la République

Les résultats du premier tour du baccalauréat au Gabon continuent de susciter des inquiétudes au sein de l’opinion, une situation déplorable qui n’a pas manqué d’être exprimée par le Ensemble Pour la République qui, par la voix de son président Dieudonné Minlama Mintogo, a sollicité du gouvernement l’organisation de nouvelle assise sur l’éducation.  

D’entrée de jeu, le président d’Ensemble pour la République, Dieudonné Minlama, a dressé un bilan sombre de l’état du système éducatif gabonais, estimant que cette situation n’a de cesse depuis «laissé la place aux vices et  aux trafics de tous genres».

«Les notes et les diplômes  se vendent et s’achètent. L’excellence a fait place à la médiocrité.  Les grèves à répétition et sans issue  rythment la cadence des années scolaires dans notre pays.  La coupe est pleine, le danger est là»; a t-il lancé.

Prenant pour exemple les résultats catastrophiques du premier tour du baccalauréat, l’ancien candidat à l’élection présidentielle du 27 août 2016, s’indigne qu’avec «une moyenne  générale  inférieure à 3/20, 14 % d’admission au premier tour, (…) nous avons touché le fond, et il va falloir prendre conscience et rebondir».

«Cette situation chaotique ne peut laisser insensible un acteur politique ou un leader d’opinion soucieux de l’intérêt supérieur de la nation. Aussi, j’appelle les uns et les autres à un sursaut républicain. Taisons nos divisions et mettons nous ensemble pour soigner et sauver l’école gabonaise»; a t-il indiqué.

Par ailleurs, pour réfléchir à l’etat de l’education et apporter des solutions pérenne, Dieudonné Minlama, a demandé au gouvernement d’organiser «un dialogue national sur  l’école gabonaise  avec la participation de toutes les parties prenantes, élèves, syndicats, leaders d’opinions, gouvernement, parlement, partenaires au développement».

«Ce dialogue national nous permettra de définir ensemble les priorités de l’heure, de mettre en place un plan d’urgence sur l’éducation et la formation dans notre pays et de négocier une période d’accalmie» a t-il expliqué.

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