Ministère du Travail: Julien Nkoghe Bekale met les réformes de son prédécesseur sous le paillasson

Julien Nkoghe Bekale © D.R

Les réformes initiées par son prédécesseur Arnaud Calixte Engandji Alandji, ancien ministre du Travail, viennent d’être balayées par son successeur Julien Nkoghe Bekale. C’est ce que semble révéler la feuille de route que l’actuel ministre du Travail, a récemment présenté, au cours d’une rencontre qu’il a présidé en présence d’une délégation de la Confédération nationale du patronat gabonais des PME-PMI, conduite par son président Jean-Pierre Tchoua.

Lors de son passage à la tête de ce département ministériel, le prédécesseur de Julien Nkoghe Bekale avait fait de la lutte contre le travail illégal une des priorités du ministère. Il avait opté pour la mise en oeuvre d’opérations de contrôle effectuées sur l’ensemble du territoire national à partir du 1er juillet 2018, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie et la restauration, les commerces et assimilés, le bois, les sciages et les aciéries.

Ce projet qui semble désormais dans les oubliettes avait d’ailleurs été bien accueilli dans l’opinion et devait permettre non seulement d’assainir le secteur du travail et de l’emploi mais aussi résoudre la question de la conformité de l’ensemble des contrats délivrés aux étrangers.

Lors de la présentation de sa feuille de route à la confédération nationale du patronat gabonais des PME-PMI, Julien Nkoghe Bekale a placé deux principaux points à l’ordre du jour: les élections professionnelles et la réforme du marché du travail. Pour ce second point, le membre du gouvernement appelle à la réinstallation d’un climat de confiance entre employés et employeurs.

Ainsi, comme priorité, il a jugé utile d’organiser au plus vite des élections professionnelles, mais aussi examiner les questions de la dette, du financement et de la cohésion sociale. Loin des décisions prises par Arnaud Calixte Engandji Alandji, il a estimé  que «la multitude des contrôles effectués par l’administration, pénalise les opérateurs économiques», se plaçant de facto en défenseur des employeurs.

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