Ministère de l’Education nationale : Aux origines du déficit en tables-bancs

Il y a quelques années le ministère de l’Education nationale disposait d’outils efficaces pour palier le déficit en tables-bancs dans les établissements scolaires du Gabon. En effet, avec l’appui du Corps de la paix américain, le ministère de l’éducation nationale s’était doté de deux ateliers de fabrication et de réparation de table-bancs. Le premier était implanté à Mouila et le second à Makokou.

Après le départ du Corps de la paix, qui assurait la maintenance des équipements, la formation et l’encadrements des personnels affectés au sein de ces deux ateliers, ces outils sont devenus l’ombre d’eux-mêmes. L’Etat gabonais pour diverses raisons les a amputé de leur budget de fonctionnement.

Les différents ministres de l’Education nationale ont préféré traiter avec divers sociétés implantées dans le pays pour confectioner les tables-bancs plutôt que de pérenniser cette initiative qui avait fait ses preuves.

Un choix qui s’est avéré inopérant, d’autant plus que le problème de déficit en table-bancs s’est posé cette année avec une acuité jamais inégalée. Pour rappel, en novembre dernier, les élèves du lycée Paul Indjendjet Gondjout avaient dû poser des barricades sur la voie publique pour réclamer des table-bancs. Quelques semaines plus tard, Gabon Wood Hub, société du Groupe Olam a commencé les livraisons des tables-bancs. Lesquelles se poursuivent depuis quelques mois. Port-Gentil, la capitale économique a été livré ce 20 février 2017. Dans ce même registre, le Directeur d’académie de la Ngounié avec l’appui des associations des parents d’élèves et de quelques bonnes volontés s’échine à remettre sur pied l’atelier de Moulia.

Pour résorber la problématique du déficit de tables-bancs, ne fallait-il pas continuer à subventionner les deux ateliers existant, voir étendre la mesure à d’autres provinces? Qu’est-ce qui a motivé le choix de sous-traiter avec des opérateurs privés, plutôt que renforcer le système initié par le Corps de la paix?

La même logique, semble s’appliquer à l’imprimerie de ce ministère. Cet outil qui lui aussi a été d’un appui logistique indéniable aux structures comme l’Institut pédagogique national (IPN) ou le service des examens et concours, tombe aujourd’hui en désuétude du fait de l’entêtement des autorités à aller sous-traiter avec des imprimeries privées. Que cachent ces manoeuvres ?

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