Mine de Bakoudou : la Direction de RGGG et un inspecteur du travail menacent les syndicalistes

Intimidation, menace de licenciement, entrave à la liberté syndicale, voilà résumé en quelques mots ce qui se trame actuellement au sein de l’entreprise Ressources Golden Gram Gabon (RGGG) qui exploite la mine d’or de Bakoudou dans le département de Lekoko, au Haut-Ogooué. Ce conflit oppose cette filiale du Groupe marocain MANAGEM, Opérant dans la valorisation des substances minérales, et la Confédération syndicale des travailleurs du Gabon.   

En effet, les faits remontent à 2012, quand le directeur d’exploitation, Bama Barro, ingénieur de mine de nationalité burkinabé, décide d’installer un syndicat fantoche dénommé Synatex. Il est à signaler que cette structure syndicale n’a jusqu’à lors pas enregistré d’adhérent, aucun membre du personnel n’ayant signé de fiche d’adhésion. Toutefois, le personnel exécutant verse des cotisations mensuelles à hauteur de 2000 Fcfa. Constatant ce fait ambiguë, une trentaine d’agents d’encadrement de RGGG avaient décidé d’affilier la CSTG comme le prévoit la législation en vigueur.

C’est de cette adhésion à la CSTG que part le conflit entre cette structure syndicale et la direction de  l’entreprise Ressources Golden Gram Gabon. Le Président de la CSTG, Mombo Mouelet Camille voulant avoir un échange avec ses syndiqués le 1er décembre, va se voir interdire l’accès au site de Bakoudou, par des vigiles sous les ordres du responsable administratif et financier de RGGG, Hassan Bahtat, entravant ainsi la liberté syndicale de ses salariés membres de la CSTG nous confient des sources concordantes. 

Par ailleurs, Mombo Mouelet Camille va entreprendre d’adresser un courrier à la direction de l’entreprise au vue de leur signifier un arrêt de travail de trois jours de ses adhérents. Ces derniers vont d’ailleurs respecter le mot d’ordre, mais la direction dans son désir semble-t-il de se mettre au-dessus des lois, va adresser des demandes d’explication à ses agents au motif d’avoir participé à une grève tout à fait légitime. Une nouvelle correspondance adressée à la direction en date du mardi 6 décembre, va rester lettre morte, le directeur administratif et financier Hassan Bahtat ayant enjoint sa secrétaire particulière de ne pas délivrer d’accusé de réception.

En outre, l’inspecteur du travail en charge du dossier, après moult tentatives d’intimidation à l’endroit du président de la CSTG, va signifier à ce dernier la volonté de la direction de RGGG de s’asseoir pour discuter. Une réunion qui va tourner au fiasco, l’inspecteur du travail étant semble-t-il de connivence avec le directeur administratif et financier de RGGG. Une situation qui aurait contraint dès lors, au président de la CSTG, Mombo Mouelet Camille de saisir la direction provinciale du travail et de maintenir le préavis de grève jusqu’au 15 décembre prochain.

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