Mike Jocktane démissionne de l’Union nationale

Dans une lettre datée de ce jeudi 4 mai 2017, adressée au bureau national de l’Union nationale, Mike Jocktane, démissionne de son poste de vice-Président, quelques jours après que le secrétariat exécutif ait manifesté la volonté de saisir le Conseil de discipline et du mérite pour sanction. Il évoque entre autres comme raison, le fait de ne plus se reconnaître dans la radicalisation amorcée par le Parti. 

GABON LIBREVILLE

Revenant d’abord sur les raisons qui l’ont amené à participer au sortir des élections d’août 2009, avec d’autres, à la création de l’Union nationale, le vice-Président démissionnaire précise qu’à l’époque leur volonté «était de créer un parti d’envergure nationale capable de prendre le pouvoir par les voies légales et pacifiques pour ensuite l’exercer au bénéfice de tous les Gabonais.»

Par ailleurs, Mike Jocktane dit avec beaucoup d’amertume avoir cru en cette vision et d’y avoir participé sans calculs, avec fidélité, courage, abnégation et foi. Huit ans après, celui qui se révendique comme étant l’héritier d’André Mba Obame crie à la déception. «Les vieux réflexes que nous condamnions ont repris le dessus et que l’Union nationale s’est éloigné de notre idéal de départ» martèle-t-il.

En outre, le vice-Président de l’Union nationale rend responsable de sa démission, le président du parti. «Sans vouloir rentrer dans des détails inutiles ici, je confirme que je ne crois plus en la capacité du Président Myboto et de ses affidés à conduire notre combat avec succès. Ses méthodes archaïques et d’un autre âge empêchent la modernisation du parti et son manque d’esprit démocratique ajouté à sa faiblesse devant les siens (ceux de sa famille particulièrement) à contribuer d’ailleurs à chasser un grand nombre de nos cadres», précise-t-il. Et de poursuivre : «L’Union Nationale d’aujourd’hui n’est que l’ombre de lui même et n’a plus rien à voir avec le parti ambitieux et de masse dans lequel je me suis engagé il y a quelques années

Mike Jocktane par cette démission entend couper court à la procédure disciplinaire intentée à son encontre par le Conseil de discipline et du mérite de l’Union nationale. «Je ne juge pas utile de répondre à la convocation du conseil de discipline et du mérite et je vous présente ma démission du parti qui est effective dès réception» conclut-il.

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