Michel Mboutsou accusé de détournement de deniers publics par un de ses collaborateurs

La vague de révélations et autres mises en examen de certaines hautes personnalités de l’administration va-t-elle avoir raison du Directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale, Michel Mboutsou ? L’un de ses proches conseillers et collaborateur dans une publication sur son compte Facebook, l’accuse de montage financier douteux et de détournement de fonds alloués aux Gabonais économiquement faible (GEF).

En effet, dans une publication fleuve, Siméon Francis Ekogha, ancien conseiller du directeur général de la Cnamgs évoque tout d’abord la genèse de cette affaire qui prendrait sa source selon lui lors de la vaste opération d’enrôlement des gabonais économiquement faible sur l’ensemble du territoire national. « Cette opération ne s’est pas achevée dans les délais impartis… Mais, pour des problèmes de calendriers politico-politiques et des raisons purement politiciennes, le directeur général de la CNAMGS a déclaré aux plus hautes autorités de ce pays avoir immatriculé tous les GEF du Gabon dans les temps, alors que des villages et hameaux entiers avaient été oubliés » souligne-t-il.

Une opération qui semble-t-il aurait été biaisée et aurait donné un fichier peu fiable, emmenant Michel Mboutsou à « opter pour des simulations pour pouvoir évaluer le coût des prestations sociales de village en village, de ville en ville…etc. Ainsi, sur la base de ces simulations, il va faire un appel de fonds et l’Etat  va décaisser les sommes correspondantes indûment gonflées » révèle-t-il.

Ce montage financier aurait donc permis au directeur de la Cnamgs d’empocher très souvent les reliquats des fonds dégagés par le trésor public, étant donné que le fichier comporte des anomalies qui n’ont jamais été actualisées, notamment parce que « les morts et autres disparus y figurent toujours ». Siméon Francis Ekogha, rappelle d’ailleurs qu’il avait à plusieurs reprises attiré l’attention du directeur général de cet organisme «via quelques notes d’informations dites confidentielles », mais que ce dernier a toujours fait fi des recommandations pour pallier aux graves dysfonctionnements dans la gestion de cette structure qu’il dirige.

En outre, il assure concernant  ce vaste système de captation des deniers publics, que « l’on risque de ne retrouver nul part des pièces comptables claires en rapport avec ces campagnes de paiement à partir de 2010, 2011, 2012 etc. ». Il ajoute enfin « Des milliards de nos francs ont été gérés non seulement dans la plus grande opacité mais aussi avec le minimum d’orthodoxie financière… Un peu comme dans une épicerie de quartier. Il n’y avait aucune procédure de paiement et aucun contrôle à la fin de chaque campagne ».

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