dimanche,27 septembre 2020
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Meurtre présumé de Chimène Mangongo au PK7 : le procureur Roponat muet comme une carpe

Depuis près d’une semaine l’opinion s’indigne des pertes en vies humaines des compatriotes enregistrées au lendemain des violences des populaires relatives aux rumeurs sur les vagues d’enlèvements d’enfants qui ont secoué la capitale et l’intérieur du pays. Dans ces mêmes événements, une compatriote Chimène Flore Bitoghie Mangongo aurait été abattue par les forces de l’ordre dans le quartier PK7 le jeudi 23 janvier dernier au soir. Comme à l’accoutumée, le procureur de la République n’a toujours pas réagi et ne saurait dire qu’il était pris par le problème des violences populaires. 

Une plainte en bonne et due forme aurait été rédigée et déposée par la famille aux forces de police nationale. Plainte faisant état de l’homicide présumé de la regrettée Chimène Flore Bitoghie Mangongo, commerçante de vin de palme au PK7. Cette paisible citoyenne exerçant son activité commercial aurait été abattue par des éléments des forces de Police Nationale le jeudi 23 janvier 2020 aux environs de 23 heures au PK6 dans la 3eme arrondissement de Libreville. 

Ces éléments sur les circonstances et le contexte du décès de cette compatriote,  sont explicitement mentionnés dans la plainte rédigée par le père de la victime adressée à l’inspecteur général des forces de police «  j’ai l’honneur de venir auprès de votre haute bienveillance porter plainte contre X pour le meurtre sur la personne de ma fille, la dénommée Bitoghie Mangongo Chimène Flore…» commence-t-il avant de poursuivre, « en effet, le vendredi 24 janvier 2020 aux environs de 23 heures, ma fille qui exerce un petit commerce au petit marché du PK7 a été abattue par des agents qui seraient de la police en patrouille dan ladite zone…». 

Des faits et des accusations qui sont d’une extrême gravité contre les agents de forces de l’ordre censés assurer « la protection des personnes et des biens, se matérialisant par la prévention et la répression ». A l’heure où les faits ne se limitent plus aux simples rumeurs que pourraient véhiculer les réseaux sociaux, le parquet par le truchement du procureur de la République près le tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat se doit de communiquer sur cette affaire pour rassurer l’opinion au sein de laquelle se véhicule depuis quelques jours un sentiment d’impunité et d’une justice à deux vitesses. 

Ensuite le magistrat, maître de l’opportunité des pousuites devra ouvrir une information judiciaire visant à faire la lumière, toute la lumière sur cette tragédie qui jette un discrédit sur l’ensemble des forces de sécurité et de défense, et en particulier la police nationale qui par conséquent, installe un climat de défiance entre les populations et ces agents dépositaires de la mission de les protéger. 

Un tel climat pourrait altérer le vivre ensemble, voire créer chez les populations des velléités d’auto-défense comme ce fut déjà le cas, il y a quelques jours, car persuadées que l’Etat a abandonné ses prérogatives de puissance publique, qui consistent notamment à assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire nationale.  

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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