Meurtre de Chimène Mangongo au PK7 : le silence consentant du parquet et de la Police ?

Gabon Gabonmediatime Chimène Mangongo
Chimène FLore Bitoghie Mangongo de son vinant à gauche, à droite, la chaise sur laquelle elle était assise © montage GMT.

Depuis le dépôt de la plainte contre X du père de la regrettée Chimène Flore Bitoghie Mangongo dans laquelle, il citait nommément des agents de forces de l’ordre comme les présumés meurtriers de cette dernière, abattue par balles le jeudi 23 janvier 2020 au PK 7, ni le parquet de la République, ni la Police nationale n’a daigné réagir alors qu’il sont directement concernés par cette affaire qui défraie la chronique depuis plusieurs semaines. 


Voici bientôt 3 semaines que dame Chimène Flore Bitoghie Mangongo, compatriote commerçante exerçant son activité de vente de vin de palme au Pk7 a été abattue par balles dans la nuit du 23 janvier 2020. Une plainte en bonne et due forme aurait selon père été rédigée et déposée par la famille aux forces de police nationale. Plainte faisant état de l’homicide présumé de la regrettée Chimène Flore Bitoghie Mangongo par balles précise t-il des agents des forces de l’ordre en patrouille. 

Dans la plainte rédigée par le père de la défunte, il déclare en amont, «  j’ai l’honneur de venir auprès de votre haute bienveillance porter plainte contre X pour le meurtre sur la personne de ma fille, la dénommée Bitoghie Mangongo Chimène Flore…» avant en aval de déterminer les faits et les présomptions qui fondent son action « en effet, le vendredi 24 janvier 2020 aux environs de 23 heures, ma fille qui exerce un petit commerce au petit marché du PK7 a été abattue par des agents qui seraient de la police en patrouille dan ladite zone…» a t-on pu lire. 

Joint au téléphone une proche de la famille qui clairement insiste sur la culpabilité de la police s’est engagée dans une procédure visant à faire réaliser une autopsie pour confondre les présumés auteurs de l’homicide de Chimène Flore Bitoghie Mangongo. « Nous avons demandé une autopsie parce que les autorités ne reconnaissent pas qu’il s’agit d’une bavure policière. Ils spéculent en disait que c’est peutêtre une personne avec qui elle a des problèmes qui aurait tiré avec un fusils de type calibre 12 ». D’ailleurs précise t-elle, certains médias se seraient fait les chantres de cette version dans la presse. 

Au demeurant, l’opinion s’interroge tout de même sur la posture du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Libreville André Patrick Roponat et sur celle du commandant en Chef de la Police nationale lesquels pourtant plus prompts à pondre des communiqués pour le second, à enchaîner les points de presse pour le premier, restent repus devant les accusations portées par la famille de la regrettée Chimène Flore Bitoghie Mangongo. Une attitude bien étrange qui conforte les suspicions de l’opinion sur l’effectivité de la thèse relative à la bavure policière. 

Laissez votre commentaire