Mesures d’austérité: Raymond Placide Ndong Meyo édifie les populations de Lalala à gauche

Raymond Placide Ndong Meyo © GMT

Les populations du quartier Lalala à gauche, dans le 5e arrondissement de Libreville, ont accueilli le vendredi 20 juillet 2018, Raymond Placide Ndong Meyo. Un retour au bercail pour l’actuel ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Suivi des actes du dialogue, par ailleurs candidat déclaré, à cette circonscription, pour les prochaines législatives, qui a donc, à cette occasion, échangé avec ses frères et sœurs sur les récentes mesures gouvernementales issues du Conseil des ministres du 21 juin dernier.

Après un long périple hors de son fief politique, Raymond Placide Ndong Meyo, est donc de retour auprès des siens. Une attitude qu’il veut traditionnelle, car selon lui, l’éducation tirée des valeurs familiales, lui exige de donner la primeur à l’étranger enfin de se consacrer entièrement aux siens. Le membre du gouvernement n’a donc pas manqué, dans un esprit de convivialité qu’a suscitée la rencontre, d’édifier son auditoire sur les mesures d’austérité qui font actuellement débat au sein de l’opinion nationale.

Passant en revue une par une les décisions prises lors du Conseil des ministres du 21 juin 2018, Raymond Placide Ndong Meyo, a souligné l’importance de ces dernières à une étape charnière de l’histoire du Gabon. «Ce n’est pas nécessaire de chercher qui est le coupable pour le moment. Nous en sommes tous comptables. Le président, a cet effet sonné le glas, d’un désordre national en donnant lui-même le premier exemple. Celles-ci constituent un tournant majeur dans l’histoire de notre pays, et elles doivent être appliquées, parce que  nécessaires», a-t-il indiqué.

Parmi les plus emblématiques, la mesure portant sur la réduction du train de vie de l’État et la mise sous bons de caisse des agents publics, le membre du gouvernement a estimé que c’est tout à fait normal. «Il y a beaucoup de nos frères, fonctionnaires, qui ne travaillent pas, mais se pointent quand même la fin du mois afin de percevoir normalement leur rémunération. C’est injuste, il faut que ça s’arrête!», a-t-il poursuivi, avant de conclure son propos en estimant que ces mesures qui ne touchent pas le bas peuple visent à faire des économies afin de les réinvestir dans le social et le développement infrastructurel du pays.

Après avoir, sur instruction du président de la République, l’impérieuse nécessité de ces mesures d’assainissement, l’ancien ministre délégué aux Affaires étrangères, a également convié, comme il l’a fait il y a une semaine de cela au quartier Melen, les populations gabonaises à se lancer massivement dans l’entrepreneuriat. Car indiquet-il, «il est temps pour le Gabonais, à l’image des étrangers, de prendre de bons exemples. En se donnant lui-même une meilleure alternative que celle du fonctionnariat».

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