Mesures d’austérité: Ndong Meyo en pédagogue face aux populations de Melen

Le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Suivi des actes du dialogue, Raymond Placide Ndong Meyo © GMT

Si les mesures d’austérité prises en Conseil des ministres le 21 juin dernier ne font pas l’unanimité, elles paraissent toutefois nécessaires et doivent être expliquées, selon Raymond Placide Ndong Meyo. L’actuel ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Suivi des actes du dialogue, s’est, une fois de plus, donné à cette tâche laborieuse, le vendredi 13 juillet dernier, au quartier Melen, dans le 5e arrondissement de Libreville. Dans cette circonscription électorale, le candidat déclaré a échangé avec ses concitoyens sur les récentes décisions gouvernementales.

Face à lui, plus de 300 jeunes, hommes, femmes et enfants, affables et attentifs, venus confronter les inquiétudes aux réponses du membre du gouvernement. Le quartier Nzang-Mian de Melen, a donc ce jour servi de cadre à la deuxième étape, après celle de la mairie du 5e arrondissement il y’a une semaine, d’un périple qui s’annonce long et ardu. Mais l’ancien ministre délégué aux Affaires étrangères s’y est préparé en conséquence.

Poing serré, ton grave, l’homme politique, s’est donc adonné à un nouvel exercice de pédagogie égrenant, comme on le ferait avec un chapelet, ainsi une par une les mesures gouvernementales entre autres, la mise sous bons de caisse des agents publics, la réduction de 15% des frais de fonctionnement des institutions, la réduction des agences, le gel des recrutements et concours durant 3 ans, la suppression des voyages en classe affaires sauf pour les ministres et assimilés (…) et l’augmentation de certaines taxes. «Il faut absolument que l’économie soit redynamisée, il faut assainir les finances publiques. Nous avons longtemps mal géré notre argent, si ce n’était pas le cas nous serions loin aujourd’hui», a-t-il déclaré.

Qualifiant de tournant historique, l’homme politique a indiqué que ces mesures, qui visent à garantir l’avenir des générations futures, touchent d’abord et surtout ceux qui gagnent plus. «Toutes les mesures qui viennent d’être prises par le chef de l’État et le gouvernement, sont des décisions salutaires. Elles nous touchent au premier chef, ceux qui en ont plus, des endroits qui ont eu des déviations».

Appellant ses compatriotes à un sursaut patriotique, car dit-il, «le pays doit être redressé, nous n’avons pas de pays de substitution», il a invité par ailleurs ces frères et sœurs à prendre conscience que la nouvelle génération arrive et il appartient à tous de prendre désormais à bras-le-corps un pan de l’économie tout en ne négligeant pas ce qui semble être des petits métiers. 

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