Mesures d’austérité: Ndong Meyo face aux populations de Derrière l’hôpital de Melen

Raymond Placide Ndong Meyo © GMT

Les populations du quartier Derrière l’hôpital de Melen au lieu dit «entrée du bar l’oeil», dans le 5e arrondissement de Libreville, ont accueilli ce vendredi 10 août 2018, le ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du Suivi des actes du dialogue, Raymond Placide Ndong Meyo. Au cours de cette rencontre, le membre du gouvernement a pu édifier les populations de ce lieu sur les bienfaits des mesures gouvernementales issues du Conseil des ministres du 21 juin dernier.

Conformément aux instructions du chef de l’État, Raymond Placide Ndong Meyo, arpente systématiquement les quartiers du 5e arrondissement, dont il est également candidat déclaré, afin d’expliquer dans le moindre détail, la plus-value de ces mesures que beaucoup estiment controversées.

Au même titre que les autres, malgré la distance, et le réseau routier défectueux, les populations de derrière l’hôpital de Melen, qui ne sont pas des Gabonais à part entière ont selon le ministre, le droit d’être édifiés sur les mesures gouvernementales. «Ensemble nous allons sortir de l’obscurantisme, du mensonge et de l’ignorance. Le Gabon n’avait pas encore pris la décision de faire sérieux, de faire bien, cette fois-ci, c’est le cas. Car nous n’avons pas de pays de rechange, il est temps de songer à son développement», a-t-il indiqué.

C’est par une maxime chère au chef de l’État, «l’escalier se balaie depuis le haut», que l’ancien maire du 5e arrondissement a rappelé que des efforts ont étés consentis par les plus hautes autorités, et qu’à l’instar des mesures comme la mise sous bons de caisse l’objectif est tout autre que celui qu’on veut croire. «Il y a beaucoup de nos frères, fonctionnaires, qui ne travaillent pas, mais se pointent quand même la fin du mois afin de percevoir normalement leur rémunération. C’est injuste, il faut que ça s’arrête!», a-t-il poursuivi.

Avant de conclure son propos en estimant que ces mesures qui ne touchent pas le bas peuple visent à faire des économies afin de les réinvestir dans le social et le développement infrastructurel du pays.

Réceptives au message de leur invité, les populations de ce coin de Libreville, à travers leur porte-parole, Anouchka Ibinda Kouima, ont également fait entendre leur voix. Ils ont ainsi demandé au ministre de  plaider en leur faveur pour la résolution des problèmes, tels que l’insécurité grandissante et la mise en place d’un réseau routier viable qui leur permettait de vaquer quotidiennement à leurs occupations.

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