Mesures d’austérité: «dites nous comment on en est arrivé là», dixit Germain Nguema Ella

Germain Nguema Ella, président du Synamag © GMT

Debout depuis le 13 juillet dernier contre les mesures d’austérité, le Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag), par la voix de son président Germain Nguema Ella, a réitéré sa désapprobation, en apportant son soutien, ce jeudi 2 août 2018, à Dynamique unitaire (DU), lors de son assemblée générale organisée à Awendjé contre lesdites mesures.



Syndicats, ONG et travailleurs à qui les partis politiques ont apporté leur soutien, étaient tous réunis hier à l’appel de Dynamique unitaire à Awendjé pour marquer leur refus aux mesures gouvernementales dites d’austérité, qui, disent-ils, ont pour but de précariser davantage le travailleur gabonais dans sa globalité.

Le président du Syndicat national des magistrats du Gabon, Germain Nguema Ella, après avoir justifié sa présence à ce rendez-vous, n’a pas manqué de pointer du doigt le caractère incompréhensible de situation actuelle. «Ce qui fait que nous soyons avec vous est cette situation que nous n’arrivons pas à comprendre. On ne parle pas de droit ici, on parle de logique. Un peuple ne doit pas souffrir dans un pays où on ramasse de l’argent», a-t-il indiqué.

Faisant la comparaison avec d’autres pays notamment ceux d’Afrique de l’Ouest à faibles revenus, le président du Synamag se dit prêt à suivre le gouvernement dans son élan à condition que toute la lumière soit faite sur les difficultés que connaît actuellement le pays. «Comment peut-on nous diminuer le salaire alors que des pays qui ont moins d’argent que nous et une population plus grande que nous gagnent plus. Vous nous demandez le sursaut patriotique, nous sommes prêts, mais avant , dites nous d’abord comment on en est arrivé là !», a-t-il conclu.

Pour rappel, le 13 juillet dernier, le Synamag avait déjà fait entendre sa voix notamment, sur la décote de 15%, 10%, et 5% proportionnellement à des tranches de rémunération des agents publics dont le salaire est supérieur ou égal à 650 000 Fcfa, mais aussi la mise sous bons de caisse de l’ensemble des fonctionnaires, laissant ainsi présager une nouvelle paralysie du système judiciaire dès la rentrée prochaine.

Laissez votre commentaire