jeudi,3 décembre 2020
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Mesmin-Noël Soumaho: «nous avons des étudiants qui viennent s’inscrire à l’UOB juste pour profiter de la bourse»

C’est à l’occasion du 5e conseil d’administration de l’Université Omar-Bongo (UOB) tenu le jeudi 22 octobre dernier au sein de son restaurant universitaire que le recteur dudit établissement Mesmin-Noël Soumaho, s’est penché sur la question des étudiants fantômes bénéficiant de la bourse. Un phénomène qui selon le responsable de la première université du Gabon a pris une ampleur inquiétante ces dernières années. 

Créée en 1970 , l’Université nationale du Gabon devenue au fil du temps « Université Omar Bongo » semble ne plus intéresser les bacheliers. Raison de ce qui apparaît comme un désamour, les mouvements de grève récurrents mêlés à la carence de fonctionnement due au phénomène des notes mal reportées et aux conditions d’études très en deçà des standards internationaux. Par conséquent, s’y inscrire est devenu au fil des années un simple moyen de conservation de la bourse d’études.

Ainsi, il n’est plus rare de constater que plusieurs étudiants évoluant dans d’autres universités et grandes écoles de la place soient inscrits dans des départements où ils ne viennent jamais. Résultat des courses, le taux d’échec va crescendo et la réputation de l’alma mater des universités au Gabon s’étiole davantage. Un fait que le recteur intérimaire Mesmin-Noël Soumaho n’a pas manqué de dénoncer. « nous avons des étudiants qui viennent s’inscrire à l’UOB juste pour profiter de la bourse. C’est ce qui peut expliquer le taux d’abandon des étudiants et d’échec », a-t-il déclaré durant le conseil d’administration.

En sa qualité d’enseignant chercheur passé par l’Université Omar Bongo, le ministre de tutelle Pr. Patrick Mouguiama Daouda n’est pas non plus resté insensible à la préoccupation soulevée par le premier responsable de cet établissement. « Nous avons assisté depuis quelques années du fait des conditions dans lesquelles nous attribuons les bourses, au phénomène des doubles inscriptions. L’inscription à l’UOB pour avoir la bourse. Des élèves qui en réalité ne viennent pas aux cours mais qui sont boursiers. Ils sont inscrits en cours du soir dans d’autres établissements. Certains sont à l’étranger. […] Et nous allons essayer de mettre de l’ordre pour que cela ne se reproduise plus », a fermement indiqué le membre du gouvernement.

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Henriette Lembethttp://gabonmediatime.com/
Journaliste Le temps est une donnée fatale à laquelle rien ne résiste...
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