Menacées d’expropriation et traînées devant les tribunaux, les populations de Marseille 2 comptent se défendre «par tous les moyens»

Les populations de Marseille II, ce matin au tribunal de Libreville

C’est par le biais d’une correspondance adressée au Vice-Premier ministre, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat social et du Logement, Bruno Ben Moubamba, que le Collectif des habitants et propriétaires de Marseille 2 ont exprimé une nouvelle fois leur désarroi face à la situation qu’ils traversent. Ceux-ci sont quotidiennement harcelés par une entreprise de BTP qui voudrait les expulsés de leur terre.

En effet, dans cette correspondance signée du président du Collectif, Denis Andoung Zolo, les populations de Marseille 2 interpellent une fois de plus Bruno Ben Moubamba sur les pressions et autres intimidations dont ils font l’objet de la part de Kabi BTP. Il rappelle d’ailleurs les engagements pris par le vice-Premier ministre qui disait se pencher sur ce contentieux qui durent depuis des années.

«Le mardi 2 mai 2017…vous donniez instruction à Monsieur Sadie, secrétaire général de votre département ministériel pour le suivi de ce dossier (…) jusque là, silence radio»; s’alarment-ils. Soulignant que dans un communiqué, il affirmait la main sur le coeur d’ailleurs que «les services techniques s’attèlent à suivre de très près l’évolution de ce dossier hautement sensible afin d’aboutir à une satisfaction de toutes les parties», un engagement encore là, resté lettre morte.

Par ailleurs, le Collectif indique toujours subir des menaces de ladite entreprise, «KABI BTP continue de nous oppresser jusqu’à une assignation à comparaître devant le tribunal pour nous déguerpir demain mardi 25 juillet 2017»; peut-on lire dans la correspondance.

C’est donc face à ce silence presque complice des pouvoirs publics et plus particulièrement du vice-Premier ministre, Bruno Ben Moubamba, que les populations ont dit ne pas se laisser faire. «Désormais nous nous réservons le droit de nous défendre par tous les moyens en notre pouvoir, afin de défendre nos terres, nos investissements et notre dignité»; ont-ils averti.

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