samedi,26 novembre 2022
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Me Lubin Ntoutoume: «Me Mezui doit être remis en liberté, parce que la procédure a été violée»

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C’est devant la presse locale et internationale que le Barreau du Gabon s’est exprimé, ce mercredi 6 avril 2022, sur la situation de l’avocat Me Irénée Mezui Mba placé « arbitrairement » sous mandat de dépôt à la prison du Château à Port-Gentil. Annonçant le refus du ministère de la Justice suite à la demande de mise en liberté provisoire de leur confrère, Me Lubin Ntoutoume, bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon, prévoit de solliciter l’arbitrage des plus hautes autorités en vue de faire respecter le droit.

C’est le statu quo entre l’Ordre des avocats du Gabon et le ministère de la Justice, Garde des sceaux, qui semble avoir pris fait et cause pour la violation du droit que ses fonctionnaires sont censés faire respecter. C’est notamment le cas dans le placement en détention préventive de Me Irénée Mezui Mba à la maison d’arrêt de Port-Gentil pour « abus de confiance » dont il serait co-auteur. Contestant la forme de cette procédure initiée par les magistrats, le Barreau s’est dit étonné d’avoir essuyé un refus catégorique du ministère de la Justice à la tête duquel se trouve la magistrate Erlyne Antonella Ndembet épouse Damas, qui aurait par le passé géré un dossier similaire et aurait pourtant accordé à l’avocat mis en cause une liberté provisoire .

« C’est la chancellerie qui a donné l’ordre de renvoyer les affaires avec les avocats sine die », a déploré Me Lubin Ntoutoume, bâtonnier de l’ordre des avocats du Gabon. Une décision qui a, en tous points, le goût d’une déclaration de guerre envers les hommes en toge noire qui s’appuient sur des arguments fondés en droit. « Nous défendons et nous contestons la manière dont il a été arrêté et mis aux arrêts », a tenu à rappeler le bâtonnier. Non sans préciser qu’il ne s’agit pas de couvrir leur confrère, mais de protéger les garanties prévues par la loi pour l’exercice de leur profession.

Á en croire les explications de Me Lubin Ntoutoume les autorités judiciaires gagneraient à respecter la procédure en vigueur, qui même après avoir été viciée peut-être régularisée. « Quand la procédure n’est pas respectée, on l’annule où on la régularise », a-t-il martelé. Pour l’heure, les avocats dénoncent un vice de procédure flagrant qui jette l’opprobre sur la justice gabonaise qui tenterait le coup de force dans un contexte où seule la règle de droit devrait primer. 

Face au refus de mise en liberté prononcé par Erlyne Antonella Ndembet Damas, les avocats ont décidé de se tourner vers d’autres voies afin de redorer l’image de la justice écornée davantage depuis quelques semaines par la Garde des sceaux. « Il nous reste à solliciter l’arbitrage des plus hautes autorités (le Premier ministre, voire le président du Conseil supérieur de la magistrature, NDLR). Nous attendons que Me Mezui Mba Irénée puisse comparaître librement », martèle-t-il.

Lyonnel Mbeng Essone
Lyonnel Mbeng Essonehttps://www.gabonmediatime.com
Journaliste Reporter (Société - Justice - Faits divers )

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