Me Dibangoyi Loundou: «Monsieur Wada n’à rien à se reprocher»

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Au terme de la troisième audience du procès Ministère public contre Blaise Wada qui s’est tenue le jeudi 29 mars 2018 dernier, devant la Cour criminelle spéciale, la culpabilité de l’accusé, reste toujours difficile à prouver. Les avocats de l’ancien coordinateur de l’Unité de coordination de l’étude et des travaux demeure confiants, estimant qu’aucune preuve crédible n’a été apportée jusque là par la partie adverse contre leur client.

Accusé de détournement de deniers publics dans le cadre des travaux des bassins versants de Libreville, Blaise Wada a été entendu une fois de plus sur l’origine de son patrimoine. Après que les différentes parties au procès aient procédé à la communication des pièces, il a été appelé à se justifier sur les flux financiers observés sur ses comptes bancaire. Cette audition semblait d’ailleurs s’éloigner de la principale accusation donnant l’impression que le ministère public ne disposait pas d’éléments de preuve pour convaincre la cour de la culpabilité de l’accusé.  

Pour l’avocat de Blase Wada, Me Dibangoyi Loundou, qui s’exprimait au sortir de l’audience, son client reste serein puisque ne se reprochant de rien. Il a  d’ailleurs noté que la communication des pièces avait donné lieu à plusieurs éléments contradictoires. «Il y a beaucoup de pièces contradictoires, il faut en discuter, voir la véracité de ces pièces. Les documents sont produits à la base et il faut les examiner», avait-il indiqué.

«Il s’agit de la vie de quelqu’un qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Ce qui est grave. Donc on ne peut pas jouer avec la liberté de quelqu’un sur la présentation de quelques documents. Nous sommes sereins et on ira jusqu’au bout de l’affaire, c’est clair. Monsieur Wada n’a rien à se reprocher. Il va être difficile en quelques semaines de trouver des griefs véritable contre notre client», a-t-il martelé.

Ce jeudi 5 avril, se tient la quatrième audience de ce procès qui est le premier du genre, devant la Cour criminelle spéciale, qui jugera tour à tour, les autres personnalités poursuivies pour des faits de détournement de fonds publics, dans le cadre de l’opération mains propres “Mamba”, lancée début janvier 2017, par les autorités gouvernementales et judiciaires.