Mboumba Nziengui aux prises avec Moïse Mamboundou: la guerre continue

Mathieu Mboumba Nziengui © D.R

Depuis la mort de son président fondateur Pierre Mamboundou Mamboundou, l’Union du peuple gabonais ne fait plus parler de lui que pour des crises multiformes qui effritent honteusement l’image de ce parti de l’opposition aux mille visages. En effet, après l’annonce de la création du courant «Les Mamboundouistes» par certains cadres de ce parti qui contestent vertement les méthodes de Mathieu Mboumba Nziengui, très en colère et réfractaire à cette position, ce dernier et le commissariat en charge de l’éthique, de la discipline et de la solidarité attendent infliger des sanctions aux initiateurs de cette position, conformément aux textes du parti.



C’était prévisible. Et ce n’est pas fini ! La guerre de leadership au sein de l’Union du peuple gabonais entamée dès la mort de leur président Pierre Mamboundou Mamboundou continue de secouer la stabilité du parti, même quand on croit que tout y va bien. En effet, le 17 février 2018 dernier, un groupe de cadres au sein de l’UPG de l’aile Mboumba Nziengui animait une conférence de presse dans une mairie de la capitale pour annoncer la création du courant « Les Mamboundistes ».

Initié par entre autres Titus Koumba Bissielou, Jules Boulendé et Mamboundou, «ce courant veut d’une part s’engager dans la défense de son histoire, de son identité politique, morale et spirituelle afin de ne pas se laisser séduire par la facilité des consensus mous et d’autre part chercher des solutions, l’innovation, l’intelligence et le pragmatisme dans la défense des véritables valeurs démocratiques», indiquaient les frondeurs.

En réponse à cette sortie médiatique, Parfait Mihindou Boussougou, secrétaire général du parti a, samedi dernier, au siège de l’UPG, déclaré, en présence de leur président Mathieu Nziengui Mboumba que «les Mamboundistes se sont rendus coupables de lourdes sanctions décidées par le Conseil du secrétariat exécutif de l’Upg, réuni en session extraordinaire le 22 février dernier». De son côté, le président reproché de gestion «patrimoniale, de détenir une mainmise totale sur le parti», a déclaré que l’attitude du groupuscule «Les Mamboundistes» sonne comme une pure provocation dont les véritables mobiles sont de fragiliser l’unité et la solidarité actuelle au sein du parti ainsi que d’y semer des troubles qui plomberaient la cohésion.

Cependant, malgré les tentatives de conciliation qu’imposent les intimidations portées par les menaces des sanctions, Moïse Mamboundou, frère-cadet du fondateur du parti, et les siens n’entendent pas voir l’héritage de son grand-frère aller en vrille. Toute chose qui, selon certains dégageraient d’ores et déjà un nuage de scission. Ainsi, la guerre continue !

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