Mborantsuo dément l’idée d’un coup d’Etat institutionnel

Marie Madeleine Mborantsuo © Jeune Afrique

Deux jours après la décision de la Cour constitutionnelle de dissoudre l’Assemblée nationale après avoir constaté l’incapacité du gouvernement à organiser les élections qui devait permettre son renouvellement, la présidente de cette institution, Marie Madeleine Mborantsuo s’est expliquée sur cette décision qui fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’opinion.

Pour la présidente de la Haute Cour, qui s’exprimait sur les antennes de Radio France internationale (RFI) ce mercredi 2 mai, la décision prise le lundi 30 avril dernier s’imposait au vue de la situation de malaise institutionnel que traversait le pays. Elle a affirmé que contrairement à ce qui se dit dans l’opinion, «il n’y a pas de coup d’Etat, il n’y a non plus de vide institutionnelle».

Pour justifier sa décision la Cour  a affirmé que «les pouvoirs dévolus à la chambre sont expirés» suite à la non organisation des élections pour le renouvellement de la chambre des députés. Revenant sur le transfert des pouvoirs dévolus à l’Assemblée nationale au Sénat, Marie Madeleine Mborantsuo indiqué que «le Sénat (…) va exercer pendant ce laps de temps toutes les prérogatives dévolues au parlement notamment le vote de la loi et même la loi des finances et autres».

«Il serait vraiment indispensable que les élections se tiennent dans les délais raisonnables», a-t-elle espéré en ajoutant que «la situation actuelle n’honore personne (…) ce n’est pas de gaieté de joie que cette décision a été prise. Ce n’est que l’application des dispositions constitutionnelles», a t-elle confié à RFI.

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