Mayila en chantre de la solution politique pour sortir le Gabon de l’impasse

Narcisse Massala et Louis Gaston Mayila © GMT

Lors de la conférence de presse qu’il a animée ce jeudi 6 décembre 2018 à sa résidence sise à Montagne sainte le président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR) Louis Gaston Mayila est revenu longuement sur l’actualité autour de l’état de santé du président Ali Bongo Ondimba actuellement en convalescence à Rabat au Maroc. Il a également évoqué la nécessité de privilégier la solution politique face à cette situation qui met à mal le bon fonctionnement des institutions.

D’entrée de jeu, l’ancien ministre d’Omar Bongo Ondimba a tenu à démentir son supposé séjour à Rabat au Maroc pour rencontrer le président actuellement en convalescence dans cette ville. Il a expliqué qu’il se trouvait à Casablanca, capitale économique du royaume chérifien, dans le cadre de l’association gabonaise des amis du Qatar (Agaq) qu’il a l’honneur de chapeauter. Il a par la suite tenu à s’exprimer sur  la décision n° 219/CC, prise par la Cour constitutionnelle, qu’il a jugée être une décision politique qui n’a rien avoir avec le droit.

Pour le leader politique, la décision prise par la haute juridiction constituait un début  de solution politique face à l’incertitude qui règne au sommet de l’Etat depuis l’annonce de la détérioration de la santé du président Ali Bongo. « La modification de la Constitution est un début de solution politique, il faut donc qu’on en parle », a-t-il relevé,  avant de souhaiter que la question soit élargie à l’ensemble des acteurs politiques.

« Ce n’est pas trois personnes rendues au Maroc qui doivent décider de comment devra être géré le pays pendant la vacance provisoire. On doit discuter ensemble», a lancé le président de l’UPNR qui semble désapprouver l’initiative de visite en solitaire prise par le Vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, le Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, et la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo.

« Pour qu’on s’en sorte, c’est nous tous ensemble et pour cela j’ai écrit à tous les chefs de partis, pour qu’on se retrouve et qu’on débatte de ce que deviendra le pays. On va vers une solution politique, mais continuons, appelons tout le monde », a relevé Louis Gaston Mayila.

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